« C’est sur le terrain que ça se passe, c’est la pierre de touche de toutes les réformes », estime Jérôme Filippini, le directeur de l’Institut national du service public (INSP). Les hauts fonctionnaires, néanmoins, n’y sont pas encore assez présents, regrette-t-il. Le renforcement de l’expérience de terrain était pourtant au cœur de la réforme de la haute fonction publique lancée en avril 2021 par le président de la République, Emmanuel Macron. Objectif affiché : que les hauts fonctionnaires aillent se frotter au « réel ».
La réforme entendait encourager et valoriser les mobilités des cadres supérieurs de l’Etat et leurs allers-retours entre les administrations centrales et les territoires. La suppression de l’accès direct aux grands corps à la sortie de l’INSP s’est inscrite dans cette logique, les postes proposés aux aspirants hauts fonctionnaires étant désormais davantage fléchés vers des fonctions opérationnelles et les services déconcentrés.
Cinq ans après le lancement de la réforme, le bilan reste malgré tout mitigé. Exception faite des préfets et des ambassadeurs, « quand on regarde où est l’encadrement supérieur », « il est encore quasi exclusivement à Paris et dans les administrations centrales », a indiqué la déléguée interministérielle à l’encadrement supérieur de l’Etat (Diese), Isabelle Braun-Lemaire, jeudi 16 avril, lors d’un colloque organisé à l’INSP.
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Source:
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