Les enquêteurs chargés des investigations concernant la mort d’Emile Soleil ont effectué 106 prélèvements d’ADN sur des personnes présentes à proximité du hameau du Haut-Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) lorsque le garçonnet a disparu, à l’été 2023. Le procureur d’Aix-en-Provence, Jean-Luc Blachon, a fait part à l’Agence France-Presse, lundi 20 avril, de « la réalisation de 106 prélèvements », confirmant une information de BFM-TV. La campagne de prélèvements avait débuté en février. Ces tests ADN doivent maintenant être analysés.
Le procureur n’a pas souhaité apporter d’« autre précision » concernant l’enquête sur la disparition de cet enfant de 2 ans et demi le 8 juillet 2023 dans le hameau isolé du Haut-Vernet, au lendemain de son arrivée chez ses grands-parents pour des vacances.
Les prélèvements, demandés en janvier par des avocats de la famille, ont été effectués sur des habitants du hameau, mais aussi des alentours et sur des promeneurs présents dans cette zone autour de la date des faits, selon une source proche du dossier.
« Traumatisme facial violent »
« Nous espérons que les prélèvements réalisés au cours de cette campagne, d’une rare envergure, permettront une avancée significative des investigations », a déclaré dans un communiqué Julien Pinelli, avocat de la grand-mère d’Emile Soleil.
Désormais, les experts vont comparer ces ADN aux traces présentes sur les vêtements du garçonnet, retrouvés par une promeneuse en mars 2024, ainsi qu’un crâne et des dents de l’enfant, à environ 1,7 kilomètre du hameau. Etant donné le grand nombre de prélèvements effectués, ces analyses pourraient durer « plusieurs mois », selon la source proche du dossier.
L’enquête avait permis d’établir en mars 2025 qu’Emile Soleil avait été victime d’un « traumatisme facial violent », avec « la probable intervention d’un tiers », avait déclaré Jean-Luc Blachon. En 2025, les grands-parents d’Emile et deux de leurs enfants majeurs avaient été placés en garde à vue pour « homicide volontaire » et « recel de cadavre », avant d’être relâchés quarante-huit heures plus tard car « les charges n’étaient pas suffisantes » pour d’éventuelles poursuites, rapportait à l’époque le magistrat.
Source:
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