Selon l’association de consommateurs, l’inflation « ne sera pas du même ordre de grandeur » que celle connue à la suite de la guerre en Ukraine en 2022 et 2023.
Publié le 18/04/2026 18:50
Mis à jour le 18/04/2026 18:59
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De l’inflation dans les rayons. Le directeur de l’Observatoire de la consommation à l’UFC-Que Choisir a estimé à 4% à 5% la hausse des prix au cours des prochains mois en raison de la guerre au Moyen-Orient. Cette hausse sera « lissée sur plusieurs mois », a déclaré Grégory Caret, interrogé sur RMC. Si les industriels et la grande distribution ont signé un accord au 1er mars qui fixe les prix sur toute l’année, « il y a quand même des clauses de révision obligatoires », a souligné Grégory Caret. Si le prix de l’énergie et des engrais flambe, « on doit rouvrir les négociations et ça doit être répercuté dans les prix », a-t-il expliqué.
A court terme, les premiers touchés seront « les produits qui ont le taux de rotation les plus rapides, c’est-à-dire ceux qui ont des dates de péremption courtes : les produits laitiers, les produits frais, les yaourts, etc. » estime le directeur de l’Observatoire de la consommation. Le géant laitier français Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) a ainsi annoncé jeudi qu’il allait devoir « répercuter » l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs, tout en cherchant à le « minimiser en fonction des catégories » de produits.
Viendront ensuite les autres rayons, à savoir « tout ce qui est aussi hygiène, beauté, parce qu’il y a beaucoup d’hydrocarbures dans ces produits, des emballages, et même dans la fabrication de ces produits », a déclaré Grégory Caret. Il a cependant assuré que la hausse « ne sera pas du même ordre de grandeur » que celle connue à la suite de la guerre en Ukraine en 2022 et 2023, c’est-à-dire « 20-25% de hausse en un peu plus d’un an ».
Source:
www.franceinfo.fr





