La nouvelle offre de véhicules électriques à loyer modéré (dit « leasing social ») « ouvrira à partir de juillet », a annoncé, samedi 18 avril, au journal Ouest-France, la ministre déléguée à l’énergie, Maud Bregeon, qui a par ailleurs exclu la suspension des certificats d’économie d’énergie demandée par les distributeurs de carburant.
« On vise d’abord 50 000 voitures pour les Français modestes, qui gagnent moins de 2 200 euros par mois en moyenne », qui auront « un reste à charge compris entre 100 et 200 euros par mois », a-t-elle dit. Le gouvernement avait d’abord évoqué une mise à disposition en juin.
Concernant la demande des distributeurs de carburant de suspendre pendant trois mois les certificats d’économie d’énergie (CEE) pour faire baisser les prix à la pompe, Maud Bregeon leur a adressé une fin de non-recevoir. « Il faut sortir de notre dépendance aux énergies fossiles importées (…). Renoncer du jour au lendemain aux aides qui accompagnent les Français dans cette transition serait un non-sens », a estimé la ministre. « Ces dispositifs sont essentiels pour le pouvoir d’achat : pour moins dépendre du gaz pour le chauffage, pour faciliter le passage d’un véhicule thermique à une voiture électrique », a-t-elle souligné.
« Tout le monde doit jouer le jeu »
Un projet de décret du gouvernement pour encadrer les marges sur les prix des carburants a suscité une levée de boucliers des distributeurs, qui à la place plaident pour la suspension des CEE, contributions que versent les fournisseurs d’énergie selon le principe du « pollueur-payeur » et qui permettent de financer des gestes de décarbonation.
« Aucune publication de ce décret n’est actée à ce jour, mais tout le monde doit jouer le jeu. En quelques jours, le prix du baril est passé de 115 dollars à moins de 90 dollars. Cette baisse doit se voir sur les prix à la pompe », a déclaré Maud Bregeon à Ouest-France, en précisant qu’un nouveau « point » avec les distributeurs serait fait lundi.
Quant aux secteurs pénalisés par la flambée des prix des carburants, « le premier ministre nous a chargés de travailler à une seconde vague d’aide à l’activité pour mai », a confirmé la ministre, qui a parlé des pêcheurs, dont « la situation est encore très critique », ainsi que du « secteur du BTP, pour lequel les effets des prix actuels deviennent parfois difficilement soutenables ».
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