VIDÉO — Chaque semaine, nos critiques commentent habituellement un film sorti en salles. Mais font une exception cette fois avec “Peaky Blinders : L’immortel”, diffusé sur Netflix. Avec Marie Sauvion et Pierre Langlais qui ne sont pas vraiment d’accord.
Publié le 24 mars 2026 à 19h00
Voilà six saisons que Tommy Shelby (Cillian Murphy) balade sa mélancolie et ses grenades dans les rues de Birmingham et flirte — plus que de raison — avec la mort. Il est temps pour lui de tirer sa révérence. Avec Peaky Blinders : L’immortel, Steven Knight referme la saga et offre à ses Peaky Blinders un long métrage. Pour quel résultat ?
« Je ne suis pas très familière des Peaky Blinders, prévient Marie Sauvion, mais j’étais curieuse de savoir si le film allait tenir debout tout seul. Ce n’est pas du tout le cas. Ils ont essayé de faire une saison de série en deux heures. Spoiler : ça ne marche pas ! » Pour Pierre Langlais, notre journaliste séries, les attentes n’étaient pas les mêmes : « J’attendais une conclusion d’atmosphère et intimiste, centrée sur le personnage de Tommy Shelby. C’est avant tout une mythologie, Peaky Blinders. Et je voulais que la série se referme de façon satisfaisante. C’est réussi. » Selon Marie Sauvion, la première heure est « lugubre, gaie comme une Toussaint sous la pluie. Et il ne se passe rien ! » La deuxième heure, elle, déçoit : « Tout se résout à la va-comme-je-te-pousse. C’est l’histoire d’un type qui a des daddy issues. Franchement, deux heures pour ça… », se lamente-t-elle. « Il ne faut pas prendre Peaky Blinders au sérieux, renchérit Pierre Langlais. Tommy Shelby est une sorte de superhéros hanté et sacrificiel. Il faut accepter de regarder un film de superhéros, avec toutes les énormités qui vont avec. C’est une conclusion tout à fait honnête à la série », conclut-il.
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Source:
www.telerama.fr





