Le massif du gros Bessillon reste sous la menace d’un incendie persistant ce samedi 1er août. Après 12 jours de lutte, 2500 personnes ont été évacuées en urgence face à une reprise virulente du feu, alors que les accès aux communes de Correns et Montfort-sur-Argent demeurent interdits.
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12 jours que le feu menace le massif du gros Bessillon (Var). Dans la soirée du samedi 1er août, plusieurs communes restent interdites d’accès. Cette route qui mène à Correns et Montfort-sur-Argent s’est barrée. Les habitants contraints de rebrousser chemin. « C’est trop dangereux. Et là, on va essayer de trouver une autre route. Mais où ? Aucune idée », indique un riverain. Près de 2500 personnes ont quitté leur logement, évacuées une nouvelle fois, alors que le feu avait pourtant été annoncé fixé il y a quelques jours.
Quelques-uns bravent les interdits pour revoir leur maison. Chez les habitants, une certaine lassitude règne. « On a été évacué quatre fois en première instance et que le feu de Pontevès est parti. La mesure de précaution normale de la préfecture. Hier après-midi, évacués en urgence parce que le feu a pris une puissance énorme en très très peu de temps. Le village s’est trouvé encerclé en une heure et demie. », décrit un habitant.
Dans ce centre d’accueil, à quelques kilomètres du feu, même constat, les sinistrés fatigués guettent le moindre signal pour rentrer chez eux. « Ici, on n’a aucune nouvelle, on ne sait pas si on peut rentrer. Apparemment, normalement, on n’a pas le droit de rentrer encore », indique une sinistrée. Christian Jarry, lui a passé la nuit ici avec son chat. Depuis deux semaines, il ne compte plus les évacuations à répétition.
« C’est très stressant, c’est inquiétant. Mais là, quand on est parti, on voyait bien que ça partait, ça descendait sur le village. Là, c’est un petit peu fatigant parce qu’hier, c’était une évacuation tellement rapide qu’on n’a quasiment rien pris. On n’aimerait pas que ça dure », explique-t-il. Dans la soirée du samedi 1er août, tous espèrent une seule chose, pouvoir enfin rentrer chez eux.
Source:
www.franceinfo.fr






