Des centaines d’habitants ont perdu leur maison dévorée par les flammes, en Gironde mais aussi dans les Landes. À Biscarrosse (Landes), les sinistrés dressent le constat dramatique des dégâts.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Dès l’entrée de Biscarrosse, la désolation dans les rues parcourues par le feu. 300 bâtiments ont entièrement brûlé. 150 familles ont perdu leur logement. Le retour chez soi est une épreuve. « On n’a plus rien. On a la force pour les démarches administratives, pour essayer de se projeter. Mais on a une grande détresse intérieure mêlée de colère », se désole Pascal Rain, qui a perdu sa maison, « Après, on verra parce que ça dépend des assurances. L’expert doit nous remettre son rapport. »
Un peu plus loin, il y avait la jolie bâtisse en bois d’un retraité : « La pergola qui a fondu complètement… C’est dramatique parce que c’est un projet de vie. C’est une maison qui a été construite en 2017. On a mis tout notre argent, on a mis tout notre amour dans cette maison. » Désormais, sa femme et lui logent à l’hôtel. L’assurance paye 15 nuitées. La suite est incertaine. L’assurance propose de payer un loyer dans un autre logement pendant 12 mois. Le retraité ne veut pas partir. Il souhaite s’installer dans un mobil-home sur son terrain : « Ça reste notre terrain, c’est notre environnement, ce sont nos amis qui sont là. Et ça, on ne veut pas quitter ça. On veut rester là. »
La mairie de Biscarrosse fait appel à des assureurs à la retraite et des experts bénévoles pour conseiller les sinistrés : « L’objectif, c’est que chacun des ménages qui aura le souhait, et beaucoup l’ont, de reconstruire là où il vivait, puisse le faire. On fera tout pour que les procédures et les démarches soient facilitées », détaille Hélène Larrezet, maire (DVD) de Biscarrosse. En France, la majorité des contrats d’assurance habitation prévoit la reconstruction à neuf du logement.
Source:
www.franceinfo.fr






