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"On est passés à trois fois rien…" : En Gironde, les habitants évacués regagnent leurs logements

En Gironde, le feu ne progresse plus, il est « fixé ». La plupart des 220 000 évacués ont pu rentrer chez eux. Un soulagement pour beaucoup, et pour d’autres, moins chanceux, des scènes de désolation.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Des pins carbonisés sur des kilomètres. Voilà à quoi ressemblent les 40 000 hectares de forêt ravagés par l’incendie, officiellement « fixé », en Gironde. En clair, le feu couve toujours, mais sa progression est stoppée. Il faut donc surveiller les reprises et intervenir aussitôt. « Dès qu’il y a un coup de vent ou autres, tant qu’il reste de la braise, ça peut repartir », explique un pompier. Noyer les braises sur une zone si vaste prendra du temps. Alors, les renforts restent sur place, comme cette colonne venue de Suisse : « Ça fait partie également de ce traitement des feux de forêt. C’est de pouvoir noyer, refroidir, être sûr qu’on n’ait pas de fumerolles ou des points chauds. C’est un travail titanesque qui attend encore les unités d’intervention », détaille un soldat du feu suisse.

Pendant ce temps, les habitants autorisés à regagner les communes évacuées découvrent l’ampleur des dégâts. Une mère et sa fille, sont soulagées. L’essentiel est sain et sauf : « C’est notre chat ! Elle va bien ! » Six maisons de la commune ont été détruites, il s’en est fallu de peu pour que la leur soit elle aussi avalée par les flammes : « Là, c’est venu jusqu’au cerisier. Le cerisier touche la maison. Donc si le cerisier est parti, je pense que le reste de la maison pouvait partir aussi. Là, on est passées vraiment à trois fois rien », explique Hélène Daguet, sinistrée. « Le jour où on est parti d’ici, je pensais que ça serait vraiment préventif. Et en fait, on a été évacués vraiment à temps », souffle Marlène Daguet.

Soulagement, enfin, pour les élus mobilisés depuis une semaine. Xavier Daney, maire (SE) d’Arès, heureux de voir ses administrés de retour dans la commune : « Je suis ému parce que c’était la pression pendant une semaine, une pression jour et nuit. Pendant une semaine, j’ai dû dormir neuf heures. Le sourire des gens de rentrer chez eux, de rentrer dans notre ville, ça n’a pas de prix. » Samedi 1er août, la grande majorité des 224 000 personnes évacuées au plus fort de la crise ont été autorisées à regagner leur foyer.


Source:

www.franceinfo.fr

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