Abelardo de la Espriella, qui prendra ses fonctions le 7 août, a promis d’intensifier la lutte contre les guérillas et les cartels de la drogue dans le pays, premier producteur de cocaïne au monde, et promis des campagnes de bombardements massifs contre ces puissants cartels.
Publié le 01/08/2026 15:56
Mis à jour le 01/08/2026 16:21
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Un camion rempli d’explosifs a explosé, dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, près d’un commissariat de police dans la ville colombienne de Cucuta, faisant au moins 11 blessés, selon le maire de la ville, six jours avant l’investiture du président élu Abelardo de la Espriella, pro-Trump. Abelardo de la Espriella, figure de l’extrême droite, prendra ses fonctions le 7 août dans la ville de Cali, en remplacement de Gustavo Petro, le premier président de gauche de l’histoire du pays.


La cérémonie d’investiture présidentielle se déroule traditionnellement au siège du Congrès à Bogota, mais le président élu a demandé que la cérémonie soit déplacée dans le sud-ouest du pays, région touchée par les affrontements entre les gangs de trafiquants de drogue.
Soutenu par les Etats-Unis, Abelardo de la Espriella a promis d’intensifier la lutte contre les guérillas et les cartels de la drogue dans le pays, premier producteur de cocaïne au monde. Ce durcissement annoncé s’inscrit dans un contexte de violences sans précédent depuis dix ans, et à la suite d’un échec des négociations de paix menées par le président sortant avec les groupes armés.
Le président élu, qui prendra ses fonctions le 7 août, a donné un délai d’un mois à tous les criminels du pays pour se rendre et a promis des campagnes de bombardements massifs contre les puissants cartels de la drogue. Il a également promis la construction de méga-prisons, louant les approches sécuritaires menées au Salvador par Nayib Bukele, et en Equateur par Daniel Noboa.
Des experts ont mis en garde contre une possible escalade de la violence découlant de cette stratégie, dans un pays toujours englué dans plus de soixante ans de lutte armée avec différents groupes de gauche radicale et de gangs liés au narcotrafic et à l’exploitation minière illégale. La campagne électorale colombienne a d’ailleurs déjà été marquée par la violence politique par le passé. En 2025, le candidat à la présidence de la République et sénateur de droite Miguel Uribe Turbay avait été abattu lors d’un meeting à Bogota.
Source:
www.franceinfo.fr






