Les candidats à la présidentielle ont multiplié les engagements lors des récents rassemblements consacrés aux personnes âgées. Aux Assises nationales des Ehpad et au congrès de la fédération des acteurs du service à la personne, des équipes de campagne et des représentants ont assuré qu’ils porteraient au cœur de leur programme la question du grand âge, un thème devenu central pour une part croissante de l’électorat.
Ces interventions interviennent après une promesse non tenue par Emmanuel Macron, qui avait annoncé l’élaboration d’une loi dédiée au grand âge sans que celle-ci ne voie le jour. Les participants aux deux évènements ont rappelé les attentes des proches, des résidents et des professionnels, en insistant sur la nécessité d’actions tangibles pour améliorer les conditions d’hébergement, la prise en charge médicale et le soutien aux aidants.
Sans détailler tous les dispositifs annoncés, les porte-parole présents ont évoqué des priorités récurrentes : renforcement des moyens pour les établissements, meilleure reconnaissance des métiers du soin et adaptation des parcours de soins aux besoins des personnes âgées. Les acteurs du secteur ont mis en avant l’importance d’une stratégie coordonnée entre hôpitaux, structures médico-sociales et services à domicile, pour limiter les ruptures de prise en charge et répondre à l’allongement de la durée de vie.
Le message des organisateurs et des professionnels est clair : les engagements politiques doivent se traduire par des mesures précises et financées. À moins d’un an de l’échéance électorale, la question du grand âge s’installe comme un enjeu de campagne mais aussi comme un test de crédibilité pour les projets portés par les candidats. Les prochaines semaines devraient permettre de mesurer la consistance des propositions et la capacité des partis à convaincre les principaux concernés — résidents, familles et travailleurs du secteur — que la promesse d’une réforme durable sera tenue.






