Bilal Hassani, le chanteur a évoqué dans un entretien accordé à Le Monde les violences numériques qu’il subit depuis l’adolescence et le retrait qu’elles ont provoqué dans sa vie personnelle. Parrain du 5e festival Pop & Psy, il revient sur le lien entre sa pratique artistique et son identité, expliquant que sa création s’inscrit dans une volonté de visibilité et de représentation.
Le parcours évoqué met en lumière l’ampleur du cyberharcèlement ciblant les personnalités publiques qui assument une identité minorisée. Selon le témoignage recueilli, ces attaques répétées ont contribué à une période de dépression, soulignant les conséquences durables de l’abus en ligne sur la santé psychique. Le récit illustre aussi la vulnérabilité des jeunes exposés très tôt à l’espace public et la difficulté à se prémunir contre des campagnes de haine diffusées sur les réseaux.
Sur le plan artistique, Bilal Hassani affirme que son travail est lié à un engagement identitaire; il met son art au service de la cause queer afin de créer des espaces de reconnaissance et de parler à des publics qui se sentent souvent marginalisés. Son rôle de parrain au festival Pop & Psy est présenté comme une plateforme pour aborder les thèmes du bien-être mental, de la représentation et des relations entre culture populaire et santé mentale. La présence d’une figure médiatique à ce type d’événement contribue à porter ces sujets dans des lieux de débat culturel.
Le témoignage engage une réflexion plus large sur la responsabilité collective face aux insultes et menaces en ligne, la protection des jeunes créateurs et l’importance d’un soutien professionnel pour les personnes en détresse psychologique. En rendant publiques ses difficultés, Bilal Hassani participe au débat sur la prévention et la prise en charge des effets du harcèlement numérique, tandis que le festival apparaît comme un espace où se croisent culture, santé mentale et visibilité sociale.






