À Madagascar, la concertation nationale organisée sous l’égide des Églises chrétiennes n’a toujours pas commencé. Alors que les modalités et le calendrier de ce processus demeurent très flous, des organisations de la société civile ont décidé d’organiser leurs propres consultations citoyennes à travers tout le pays. Elles veulent réfléchir sans attendre aux problématiques à porter lors de la concertation et faire émerger des propositions pour la nouvelle Constitution ou le futur système électoral. C’est le cas du Conseil national des femmes de Madagascar, qui réunit pendant deux jours une cinquantaine de femmes engagées à Antananarivo.
Publié le : 29/07/2026 – 04:55
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Avec notre correspondant à Antananarivo, Guilhem Fabry
Issues de la société civile, de partis politiques, de la Gen Z ou de l’administration publique, ces femmes engagées réfléchissent ensemble aux problématiques et propositions à aborder lors de la future concertation.
« Le principal souci dans le monde rural, c’est l’insécurité foncière. L’accès aux terrains pour les jeunes et les femmes est difficile car les procédures sont longues et complexes et beaucoup ne savent ni lire ni écrire. Il faudrait faciliter ces procédures », explique Hélène Razafindrasoa, présidente de la Fédération des femmes paysannes de Madagascar.
« Quand la concertation arrivera, on aura déjà des propositions »
Eléonore Johasy, ancienne ministre et coordinatrice du parti politique Tsara Tahafina, participe aux ateliers. « Je soutiens l’idée qu’il faudrait une discrimination positive en faveur des femmes dans le futur dispositif électoral. Pour que les femmes soient davantage représentées dans les diverses institutions et qu’elles puissent donner le ton de ce que serait la nouvelle organisation sociétale malgache », précise-t-elle.
Les propositions sont notées sur de grandes feuilles de papier sous l’œil d’Estelle Andriamasy, présidente du Conseil national des femmes de Madagascar. « Notre objectif est d’avoir des recommandations bien réfléchies pour ne pas être prises au dépourvu. C’est une préparation à notre participation à la concertation nationale, ajoute-t-elle. Ainsi, quand la concertation arrivera, on aura déjà des propositions. On parlera à haute voix de nos aspirations et de nos recommandations. »
Reportée à trois reprises, cette concertation doit servir de base à la rédaction de la Constitution de la Ve République, censée être adoptée par référendum en juin 2027.
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Source:
www.rfi.fr






