Dans leur nouveau single, « En toute liberté », les Ivoiriens Kajeem et Soum Bill, aux côtés du rappeur sénégalais Didier Awadi, prennent la défense de la liberté d’expression. Produite en partenariat avec Amnesty International, cette chanson engagée rappelle qu’exprimer une opinion, écrire, chanter ou débattre n’est pas un privilège, mais un droit fondamental au cœur de toute démocratie.
Publié le : 28/07/2026 – 11:20Modifié le : 28/07/2026 – 11:20
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Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo
Avec « En toute liberté », Kajeem, Soum Bill et Didier Awadi rappellent que chacun doit pouvoir s’exprimer librement. Parler, écrire, chanter ou encore manifester sont, selon eux, des droits fondamentaux.
Un message d’autant plus nécessaire car, selon Kajeem, la liberté d’expression recule dans de nombreuses régions du monde : « Par le passé, on se disait que certaines pratiques n’avaient cours que dans les pays dits en voie de développement, dans les républiques bananières. Aujourd’hui, l’impression qu’on a, c’est que la bananeraie s’étend dangereusement. Et si vous faites le point avec nous, vous verrez que tout ce qu’on avait considéré comme des acquis est en net recul aujourd’hui. »
Pour Kajeem, cette chanson est aussi une façon de réunir des artistes qui, chacun à leur manière, ont toujours porté des messages à travers leur musique. Ensemble, ils rappellent que la liberté d’expression ne se limite pas à la parole mais aussi à l’art sous toutes ses formes.
À travers cette chanson, ils lancent un appel. « C’est une façon pour nous d’affirmer haut et fort que l’autoritarisme n’a pas de place dans nos sociétés, poursuit Kajeem. On veut aussi rappeler aux dirigeants de ce monde qu’ils gagneraient à laisser le peuple s’exprimer, car c’est ainsi que les gens peuvent déployer leur plein potentiel ».
Le titre « En toute liberté », disponible sur YouTube, cumule déjà plus de 42 000 vues.
L’artiste a la liberté, par le micro qu’il a, de porter les causes, de dénoncer des faits sociaux. Ce serait bien que, de plus en plus, les artistes qui ont la facilité de s’adresser aux populations et aux gouvernants puissent jouer ce rôle-là, quand on est dans des situations où ces libertés sont extrêmement confinées et mettent à mal les principes de la démocratie. On constate beaucoup de censure dans beaucoup de pays en Afrique de l’Ouest. On ne peut pas concevoir un État de droit sans que la liberté d’expression ne soit préservée.
Sylvia Apata, juriste et militante ivoirienne des droits humains
Source:
www.rfi.fr






