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Climat: l'impact du phénomène El Niño sur l'Afrique pourrait se chiffrer à 20 milliards de dollars

Selon les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), l’impact d’El Niño sur l’Afrique pourrait atteindre jusqu’à 20 milliards de dollars. Les besoins de financement pour l’adaptation à ce phénomène et au changement climatique doivent doubler pour atteindre 100 milliards de dollars, estime l’institution. Outre la menace qui pèse sur la sécurité alimentaire et la ressource en eau du continent, les finances publiques des États et le secteur bancaire africains pourraient également être mis à mal, alerte la BAD.

Publié le : 27/07/2026 – 19:17


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« À lui seul, El Niño va réduire le PIB des pays touchés de 1 à 2% », selon Anthony Nyong, en charge du climat à la Banque africaine de développement (BAD), interrogé par Reuters. Cela « représente environ 10 à 20 milliards de dollars, à l’échelle du continent ».

Conséquences des catastrophes climatiques qui s’annoncent : des infrastructures détruites, des cultures ravagées, une flambée des prix de l’alimentation et des « migrations massives » de populations, estime cet expert.

Pertes de productivité et flambée des prix

Toujours selon la BAD, les pertes agricoles sont d’ores et déjà estimées à 330 millions de dollars en cette année 2026. La productivité de la pêche, elle, devrait baisser de 1 à 4%, à cause d’une mer plus chaude et des tempêtes. Le prix du maïs, lui, devrait doubler. La concurrence pour les pâturages et l’eau pourrait aussi exacerber les tensions dans les régions sensibles.

Le Soudan, le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, la Somalie, le Mali, le Burundi ou encore le Nigeria sont susceptibles de subir des répercussions humanitaires particulièrement graves, d’après la Banque.

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Il faudrait 20 à 30 milliards de dollars en plus pour faire face

Et si les besoins d’argent pour s’adapter au changement climatique s’élèvent déjà à 50 milliards de dollars cette année, il faudrait 20 à 30 milliards de dollars supplémentaires pour se préparer à faire face à El Niño.

Les gouvernements se retrouveraient par ailleurs contraints par ce qu’Anthony Nyong qualifie de « piège du financement climatique ». Car en manquant de ressources pour faire face aux crises, ils se voient forcés de puiser dans leurs budgets de la santé, de l’éducation ou des infrastructures pour couvrir les coûts du changement climatique.

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El Niño, qui a débuté il y a un mois, pourrait être l’un des plus puissants jamais observés, selon les prévisionnistes. Son pic d’intensité devrait se situer fin 2026-début 2027, et c’est tout le climat mondial qui va être modifié. Ce phénomène climatique s’accompagne généralement de graves sécheresses en Afrique australe et de l’Ouest et d’inondations en Afrique de l’Est.

La Banque africaine de développement prévoit de réunir ses équipes en septembre pour une évaluation plus poussée de l’impact d’El Niño sur le continent. Elle se dit prête à restructurer des projets pour aider les pays à y faire face et les aider à mobiliser un soutien multilatéral supplémentaire, notamment auprès du Fonds vert pour le climat, le plus grand fonds mondial dédié au climat.

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Source:

www.rfi.fr

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