Le Comité des luttes montilien appelle Julien Cornillet à interdire les banquets prévus vendredi et samedi prochains à Montélimar, après les propos racistes tenus lors d’un précédent à Caen, rapporte mercredi ICI Drôme Ardèche.
Publié le 06/05/2026 15:17
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Dans une lettre ouverte envoyée lundi 4 mai, le Comité des luttes montilien demande au maire (DVD) de Montélimar (Drôme), Julien Cornillet, d’interdire les banquets organisés par le Canon français les 8 et 9 mai dans la commune, après des débordements racistes constatés le mois dernier lors d’un banquet du même type à Caen, rapporte mercredi 6 mai ICI Drôme Ardèche.
Dans ce courrier, les signataires interpellent le maire de Montélimar et président de l’agglomération sur les risques de troubles à l’ordre public lors de ces banquets. Ils doivent rassembler deux mille convives, dans une fête qui se veut populaire et conviviale.
Les signataires de la lettre ouverte rappellent que le banquet organisé le 18 avril dernier, à Caen, en Normandie, a donné lieu à des débordements. « Il y a quand même eu des saluts nazis à Caen, ce n’est pas rien et les manifestations racistes ont été établies, explique Ludovic Sébille, membre du Comité des luttes montilien. Ce genre d’événement ne correspond pas aux valeurs républicaines », ajoute-t-il, en faisant référence à Pierre-Édouard Stérin, le milliardaire d’extrême-droite, actionnaire minoritaire du Canon français.
« On est avec des gens qui essayent de faire de la politique avec tout et n’importe quoi, rétorque le maire, Julien Cornillet. Le Canon français est un événement qui a eu lieu dans de nombreux départements de France. »
« Il n’y a pas eu d’arrêté préfectoral qui l’a interdit, donc c’est autorisé. Je ne vois pas au nom de quoi j’interdirais quelque chose qui est autorisé ».
Julien Cornillet, maire de Montélimar (Drôme)à ICI Drôme Ardèche
Julien Cornillet assure également qu’il ne veut pas faire de procès d’intention aux organisateurs, ni aux convives. Ces participants signent tous la charte de l’événement lors de leur inscription, selon Géraud de la Tour, co-fondateur du Canon Français, qui stipule auprès d’ICI Drôme Ardèche qu’aucune idée politique ne doit être exprimée lors de ces banquets.
Concernant les dérives survenues à Caen, Géraud de la Tour affirme qu’il ne les a pas constatées lui-même et réfute toute responsabilité. « Qu’il y ait potentiellement des gens qui tiennent des propos problématiques et qui auraient échappé à la vigilance de nos agents de sécurité, on ne peut pas nous en tenir responsables. Dans ces cas-là, il faut interdire le foot, il faut interdire tout rassemblement festif, parce qu’on peut y trouver toutes sortes de propos. On ne va pas mettre un agent de sécurité derrière chaque personne », estime l’organisateur.
Source:
www.franceinfo.fr





