Publié le 23/04/2026 22:32
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Pour se débarrasser de squatteurs, certains propriétaires spoliés se détournent du cadre légal et font appel à des commandos spécialisés dans les expulsions clandestines. Mais gare aux conséquences…
Avoir son logement squatté suite à des travaux, un déménagement ou des vacances, c’est le cauchemar de tout propriétaire. Il y aurait près de 7 000 logements squattés en France. Au regard de la loi, le « squatteur » est toute personne qui occupe un logement sans droit ni titre. Depuis 2023, la nouvelle loi anti-squat est censée durcir le cadre juridique et promet des expulsions en 72 heures, mais dans les faits, la loi est-elle vraiment appliquée ?
Face à des mois voire des années d’attente, certains particuliers spoliés se détournent du cadre légal et sont tentés de se faire justice eux-mêmes. Pour régler leurs problèmes, ils font appel à des commandos spécialisés dans les expulsions clandestines.
L’un de ces gangs a accepté de raconter leurs méthodes, preuves à l’appui. Des pratiques illégales qui peuvent se retourner contre les commanditaires. Comme Karine, 55 ans. Elle a versé 5 000 euros à des hommes de main pour déloger le squatteur qui occupait la maison de son père décédé. Elle est aujourd’hui poursuivie devant le tribunal pour violences aggravées. Le squatteur occupe toujours sa maison.
Marie-Noëlle, elle, est en procédure contre sa locataire qui ne lui paye plus son loyer depuis des mois. Elle a dû prendre un second emploi et contracter un crédit pour éponger les dettes. Profitant des failles de ce système, un marché parallèle s’est développé, qui explose aujourd’hui : celui du rachat de biens squattés, acquis parfois à moitié prix.
Un reportage de Lisa Beauval, Samir Benguenouna et Alexandra Diaz / Particules docs, diffusé dans « Envoyé spécial » le 23 avril 2026.
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Source:
www.franceinfo.fr





