- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilCultureCinéma & Arts"Un gars d'une très grande loyauté" : il y a 55 ans,...

"Un gars d'une très grande loyauté" : il y a 55 ans, Jean Gabin rendait hommage à ce monument du cinéma français

Au début des années 70, la disparition de Fernandel révèle la profondeur inattendue du lien qui l’unissait à Jean Gabin. À travers un hommage bouleversant, ce dernier dressait alors le portrait d’un homme bien au-delà du comédien… Le voici.

En 1971, la disparition de Fernandel bouleverse profondément le monde du cinéma français. Peu après ce décès, Jean Gabin lui rend un hommage particulièrement émouvant lors d’une intervention à l’ORTF, restée célèbre et rediffusée des années plus tard par l’INA. L’acteur, visiblement très touché, y évoque avec une grande pudeur la perte de celui qu’il considérait autant comme un partenaire que comme un ami.

Deux légendes que tout oppose

Tout semblait pourtant opposer ces deux figures emblématiques du cinéma hexagonal. D’un côté, Fernandel, Marseillais solaire, au sourire inimitable et à l’accent chantant, parfaitement associé à l’univers de Marcel Pagnol. De l’autre, Jean Gabin, Parisien au ton grave, à la présence austère et au timbre profond, souvent idéal pour les dialogues ciselés de Michel Audiard. Deux tempéraments, deux styles, presque deux mondes.

Et pourtant, malgré ces différences marquées, les deux hommes ont fini par se rapprocher professionnellement et humainement. Leur collaboration prend notamment une forme concrète en 1963 avec la création de la société de production Gafer, un nom construit à partir de leurs deux patronymes – “Ga” pour Gabin et “Fer” pour Fernandel. Une alliance qui témoigne d’un respect mutuel solide, malgré une éventuelle rivalité parfois évoquée.

Un hommage empreint d’émotion et de loyauté

Lors de son hommage radiodiffusé après la mort de Fernandel, Jean Gabin revient sur leur parcours commun et sur les liens qui les unissaient depuis plusieurs décennies. Il rappelle notamment leurs premières rencontres et leurs retrouvailles professionnelles, tout en insistant sur l’essentiel à ses yeux : l’homme derrière le comédien.

“C’est une assez longue période où nous ne nous sommes plus rencontrés jusqu’au jour où, quand nous avons fait notre société, on a tourné ce film qui s’appelait L’Âge ingrat. Nous nous voyions très souvent”, a-t-il commencé par raconter, rappelant que leur première collaboration datait de 1931, dans le film Paris-Béguin d’Augusto Genina.

Les Films Osso

Paris-Béguin (1931)

“Je pense d’ailleurs que dans une telle circonstance, il n’y a pas grand-chose à dire, que les mots sont inutiles. Pour moi, en dehors du comédien qu’il était, c’est l’homme qui est parti. L’homme, c’était un gars d’une très grande droiture et d’une très grande loyauté. Et sous la galéjade, c’était un gars sur lequel on pouvait compter. C’était un homme droit comme une barre, et c’est rare maintenant, très rare.”

L’Âge ingrat (1964)

Gafer

L’Âge ingrat (1964)

À travers ces mots, Jean Gabin ne rend pas seulement hommage à un acteur disparu, mais à une personnalité qu’il estime profondément, marquée par la droiture et la fidélité, des qualités que le comédien, disparu en 1976, considère comme devenues exceptionnelles.

AlloCiné, c’est tous les jours plus de 40 articles traitant de l’actualité du cinéma et des séries, des interviews, des recommandations streaming, des anecdotes insolites et cinéphiles sur vos films et vos séries préférés. Vous abonner à AlloCiné sur Google Discover, c’est l’assurance d’explorer au quotidien les richesses d’un site conçu par des passionnés pour des passionnés.


Source:

www.allocine.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img