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"J'allais très mal !" : il y a 19 ans, Benoît Poelvoorde a vécu son pire tournage de film et c'était pour l'une des plus grosses productions de l'Histoire du cinéma français

Entre organisation chaotique, chaleur écrasante et isolement en Espagne, Benoît Poelvoorde décrit une expérience intense sur le plateau de “Astérix aux Jeux Olympiques”, une expérience qu’il a vécue comme une véritable épreuve. Voici ses propos.

Lorsqu’il participe à Astérix aux Jeux Olympiques, Benoît Poelvoorde ne s’attend pas à vivre une expérience aussi difficile. Derrière l’ampleur du projet et son ambition de blockbuster européen, l’acteur belge va surtout retenir une aventure marquée par l’isolement et la fatigue.

Un projet pharaonique dans la saga Astérix

Après plusieurs tentatives avortées au début des années 2000, dont un film qui devait être porté par Gérard Jugnot et la troupe du Splendid, la franchise Astérix est relancée par Thomas Langmann, fils de Claude Berri. Le film sort finalement en 2008 et attire environ 6,8 millions de spectateurs.

Mais malgré ce succès en salles, le résultat économique est décevant. Avec un budget colossal de 78 millions d’euros, il s’agit à l’époque de l’un des films les plus chers du cinéma français, juste derrière les 90 millions de dollars du Cinquième élément de Luc Besson. À titre de comparaison, les précédents volets, Astérix et Obélix contre César et Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, avaient coûté bien moins cher, respectivement 41 et 49 millions d’euros. Le film bénéficie aussi d’une large distribution internationale et d’une campagne marketing évaluée à 20 millions d’euros.

Une immersion compliquée pour Poelvoorde

Dans ce dispositif gigantesque, Benoît Poelvoorde est choisi pour incarner Brutus, fils de César joué par Alain Delon. Le rôle lui plaît immédiatement, notamment parce qu’il s’agit d’un personnage de méchant qu’il trouve particulièrement stimulant et d’un “rôle taillé sur-mesure”. Il expliquait au journaliste cinéma de la RTBF, Hugues Dayez, dans des propos repris dans l’ouvrage Poelvoorde, l’inclassable : “Parfois, je faisais un contre-champ 4 jours après le tournage avec Delon. Je faisais ça quand la lumière ne convenait pas ou parce qu’Alain ne voulait plus faire sa scène. Mais il faut vivre avec les caprices des stars, c’est tout.”

Pathé

Très vite, cependant, le tournage lui révèle une organisation lourde et complexe. Habitué à des plateaux plus légers, l’acteur découvre un fonctionnement industriel qui le déroute totalement.

“C’était la première fois que des Français tournaient en numérique. Le chef-opérateur ne maîtrisait pas encore très bien ce nouveau support, les techniciens non plus. On avait des combos partout, je ne sais combien de figurants… Pour transmettre une info, cela prenait des heures et des heures. Parfois, nous étions prêts dès 7 heures du matin et nous ne commencions à tourner qu’à 4h30 de l’après-midi.”

Une fatigue physique et morale grandissante

Le tournage, réalisé en Espagne, ajoute une difficulté supplémentaire : la chaleur écrasante d’Alicante. Loin de la Belgique, Benoît Poelvoorde vit aussi mal l’éloignement et la solitude, ce qui pèse fortement sur son moral.

“Il faisait une chaleur de gueux, c’était épouvantable ! Et le plus dur c’était la solitude quand même.”

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Pathé

Heureusement, la présence de son compatriote Bouli Lanners, qui joue également dans le film, lui apporte un peu de réconfort. Tous deux tentent de garder le moral en se raccrochant à des souvenirs de leur pays.

“Pour nous donner du courage, parce que nous étions littéralement démoralisés, nous regardions Télétourisme, une émission de la RTBF qui parle de la bouffe et des restaurants. J’allais très mal ! Bouli et moi, nous étions en larmes, tellement nous étions émus de revoir notre pays et de revoir la pluie.”

Après ce troisième volet très ambitieux, la franchise connaît un essoufflement avec Astérix et Obélix : au service de Sa Majesté en 2012. Elle ne renaît qu’en 2023 avec L’Empire du Milieu, réalisé et incarné par Guillaume Canet, aux côtés de Gilles Lellouche dans le rôle d’Obélix.

Astérix aux Jeux Olympiques avec Benoît Poelvoorde est à retrouver en VOD.

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Source:

www.allocine.fr

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