VIDÉO – Chaque semaine, nos critiques commentent un film sorti en salles. Aujourd’hui, le long métrage raté d’Antoine Fuqua sur la vie du “King of Pop”, raconté par Odile de Plas et Marie Sauvion. Dommage, ça aurait pu être passionnant.
Publié le 25 avril 2026 à 11h30
On ne compte plus les biopics musicaux. Après Freddy Mercury, Bob Dylan, Bob Marley, Bruce Springsteen (liste loin d’être exhaustive), voici le biopic consacré à Michael Jackson. Mais comment raconter la vie du « roi de la pop », artiste de légende, disparu en 2009, dont ses dernières années de carrière furent ternies par des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs ? Surtout, comment évoquer ces zones d’ombre lorsque le scénario est cadenassé par les ayants droit Jackson ? « En réécrivant la légende et en écrivant la légende officielle. Ça donne un film aussi lisse qu’effroyable », déplore Odile de Plas. « Le film a été expurgé de tout ce qui pourrait déranger, souligne Marie Sauvion. Sa folie intime, ses rapports à l’argent, à sa famille, à son père. Même sa vie sentimentale est inexistante. Tout est tabou. Comme le sont les démêlés avec la justice et les accusations de pédocriminalité. »
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“Michael” : un biopic de Michael Jackson propre et lisse, qui laisse les zones d’ombre… dans l’ombre
Pourtant, le biopic de MJ aurait pu être passionnant. « C’est le problème de ses films catalogues, qui veulent embrasser une vie entière alors qu’un épisode suffirait à faire un film, regrette Marie Sauvion. L’enregistrement d’un album ou ses rapports avec ses frères et sœurs, ça peut faire un film formidable. » Restent les chansons. Mais là encore, « on n’est même pas content d’entendre les titres de Michael Jackson car ils sont interprétés par Jaafar Jackson. C’est une pâle copie, estime Odile de Plas. À quoi bon rejouer pas à pas le moonwalk… Ça n’a aucun intérêt. C’est comme revoir Michael Jackson, mais en moins bien ».
Source:
www.telerama.fr





