Selon les autorités ukrainiennes, entre fin mars et la mi-avril, plus de 5 000 drones et missiles ont été lancés, tuant des dizaines de civils et en blessant des centaines d’autres.
« Depuis cinq ans, l’invasion russe de l’Ukraine continue de mettre à mal le droit international, d’approfondir les divisions et de compromettre l’ordre multilatéral fondé sur les règles », a déclaré le Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le Moyen-Orient l’Asie et le Pacifique, Mohamed Khaled Khiari, dans un exposé devant les quinze membres du Conseil de sécurité.
Le conflit a aggravé les tensions et l’insécurité dans la région comme en témoignent les drones aperçus ce mois-ci en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Finlande, a-t-il ajouté.
Réunion du Conseil de sécurité sur le maintien de la paix et de la sécurité en Ukraine.
Parvenir à un cessez-le-feu
Selon le haut responsable onusien, il faut arrêter cette guerre, en se basant sur les principes et les obligations consacrés par la Charte des Nations Unies.
M. Khiari estime qu’en tirant parti des efforts du gouvernement américain, il est essentiel que la communauté internationale continue de s’engager sur le front diplomatique pour parvenir à un cessez-le-feu total et sans conditions.
De tels efforts doivent ouvrir la voie à une paix juste et durable en Ukraine, a-t-il dit. « Nous ne pouvons prendre le risque de laisser le conflit échapper à tout contrôle et causer un coût humain encore plus élevé avec des conséquences imprévisibles pour tous ».
Appel à un financement soutenu de l’aide
De son côté, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires, Joyce Msuya, a appelé à un financement soutenu de l’aide alors que les besoins continuent de croître.
« Un financement opportun réduit la vulnérabilité. Un financement tardif l’accroît », a affirmé la haute responsable onusienne devant les membres du Conseil.
Alors que les frappes russes sur l’Ukraine s’étendent géographiquement, touchant de plus en plus les zones résidentielles urbaines et infligeant des dommages persistants aux infrastructures énergétiques, la pénurie de financements pour l’aide humanitaire entraîne des conséquences directes sur la vie des populations, a averti Joyce Msuya.
Près des trois quarts des 2,3 milliards de dollars requis pour venir en aide aux 4,1 millions de personnes ciblées – soit près d’un Ukrainien sur huit – restent non financés, a-t-elle alerté. Or sans contributions financières précoces et soutenues, les acteurs humanitaires sont contraints de réduire leur assistance, précisément au moment où les besoins explosent.
À cette aune, elle a appelé à garantir un financement opportun de cet effort, ainsi qu’un accès sûr, rapide, sans entrave et durable de l’aide aux civils dans le besoin, y compris pour ceux qui vivent dans les zones sous contrôle russe.
Dénonçant par ailleurs le danger que fait courir l’utilisation croissante de drones armés pour les équipes humanitaires, elle a exigé que ces travailleurs soient protégés et leur travail facilité. « Le respect des règles de la guerre et la protection des civils ne sont pas facultatifs. Il s’agit d’une obligation juridique ».
POUR EN SAVOIR PLUS, lire ci-dessous, la couverture en direct de la réunion assurée par l’équipe de la Section de la couverture des réunions des Nations Unies.
Source:
news.un.org





