Le rapport de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) constate des progrès significatifs pour les trois objectifs « Triple Milliard » du treizième Programme général de travail de l’OMS pour 2019-2025.
Quelque 567 millions de personnes supplémentaires ont bénéficié de services de santé essentiels sans avoir à supporter de dépenses de santé catastrophiques en 2025, par rapport à la situation de référence de 2018 — soit 136 millions de plus qu’en 2024.
698 millions de personnes supplémentaires étaient mieux protégées contre les urgences sanitaires en 2025, par rapport à la situation de référence de 2018 — soit une augmentation de 61 millions depuis 2024. Dans le même temps, 1,75 milliard de personnes supplémentaires menaient une vie plus saine en 2025, par rapport à la situation de référence de 2018 — soit une hausse de 300 millions depuis 2024.
« Le Rapport sur les résultats 2025 montre qu’avec le soutien de l’OMS et de ses partenaires, les pays ont apporté des bénéfices tangibles à des millions de personnes. Dans le même temps, ces acquis ne peuvent être considérés comme acquis. Les protéger et les étendre nécessitera un soutien et des investissements soutenus », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.
Des soins sont apportés à un enfant blessé à Gaza avec le soutien de l’OMS.
Réalisations en 2025
Le rapport met également en évidence plusieurs domaines dans lesquels le leadership technique et le rôle de coordination de l’OMS ont eu un impact manifeste :
Intervention dans 66 situations humanitaires d’urgence dans 88 pays en 2025 ; réalisation, par exemple, de 33 millions de consultations médicales par l’intermédiaire de partenaires sanitaires à Gaza ;Vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) : extension de la couverture vaccinale grâce à des schémas de vaccination simplifiés à dose unique, portant la couverture mondiale de 17 % en 2019 à 31 % en 2024 ;Résistance aux antimicrobiens : renforcement de la surveillance et de la production de données grâce au Système mondial de surveillance de la résistance aux antimicrobiens ;Adoption de l’Accord sur les pandémies et des amendements au Règlement sanitaire international (RSI), afin de garantir que le monde soit mieux préparé à de futures pandémies ;Renforcement des systèmes de santé mentale d’urgence et de soutien psychosocial, avec une augmentation de la couverture des pays de 28 % à 48 % ;Mise à jour de la feuille de route mondiale sur la pollution atmosphérique visant à réduire de 50 % d’ici 2040 le nombre de décès attribués à la mauvaise qualité de l’air.
Progrès en demi-teinte vers l’Agenda 2030
Par ailleurs, les progrès vers la couverture sanitaire universelle ont été favorisés par l’élargissement de la couverture des services pour les maladies transmissibles, notamment le VIH et la tuberculose, la prévention des maladies bactériennes grâce à l’amélioration de l’assainissement et l’augmentation des effectifs de santé. Des lacunes persistent toutefois dans des domaines tels que la prise en charge du diabète, la surveillance de la rougeole et la protection financière.
Si des progrès sont réalisés dans la protection contre les urgences sanitaires, des défis persistent dans la détection des maladies, les interventions d’urgence, ainsi que l’éradication de la poliomyélite et la transition.
Plus largement, le document fait état de progrès significatifs – mais incomplets – concernant 46 indicateurs de résultats et 121 indicateurs de réalisations qui s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, reflétant la responsabilité conjointe de l’OMS et de ses États Membres.
Dans l’ensemble, environ la moitié des indicateurs de réalisations n’ont pas été atteints, en particulier dans les contextes exposés aux situations d’urgence et aux contraintes de ressources.
Pour les trois cibles, les pressions financières et le processus de réorientation de l’OMS ont eu plusieurs conséquences immédiates, telles qu’une réduction des capacités en ressources humaines pour la mise en œuvre, un soutien technique limité et un ralentissement de la mise en œuvre des programmes.

Le chef de l’OMS, Dr Tedros (au centre) discute avec le personnel d’un hôpital à Kaboul, en Afghanistan.
Contraintes financières
Le rapport souligne qu’une grande partie du financement de l’OMS reste fortement affectée à des domaines thématiques spécifiques, ce qui continue de limiter l’allocation stratégique conforme aux priorités de l’Organisation.
Alors que le contexte financier mondial devient plus contraignant, un financement durable et flexible sera essentiel pour préserver les acquis en matière de santé, réduire les inégalités persistantes et permettre à l’OMS de s’acquitter de son mandat « afin de créer un monde plus sain, plus sûr et plus juste pour tous ».
Source:
news.un.org





