Le récit prend appui sur l’une des grandes épopées de la tradition orale malgache, transmise durant des générations avant d’être fixée par écrit au XIXe siècle. Il raconte le destin d’Ibonia, figure héroïque dont la naissance est déjà liée à une promesse d’union. Dans un univers peuplé de royaumes, de divinités et de forces invisibles, il entreprend une quête pour retrouver celle qui lui est destinée, Iampelasoamanoro, enlevée par un puissant souverain. Son périple le conduit à travers des territoires multiples, entre terres, forêts et mers, jusqu’à un affrontement décisif.
Autour de cette trame, le texte fait intervenir une pluralité de voix et de figures, des ancêtres aux esprits, en passant par des géants. Le récit est aussi porté par la figure de Ranakombe, vieil esclave qui transmet l’histoire à travers une parole adressée aux oiseaux, inscrivant la mémoire dans un geste de transmission fragile. En mêlant cette légende à d’autres récits issus de Madagascar, l’auteur compose une fresque où se croisent différentes dimensions du vivant.
Jean-Luc Raharimanana revisite ce matériau en adoptant une langue marquée par le rythme et l’oralité, qui rappelle l’origine du récit tout en l’inscrivant dans une forme romanesque contemporaine. L’ensemble fait dialoguer mémoire, imaginaire et héritage culturel, en explorant les liens entre les êtres, les générations et leur environnement.
Les éditions Rivages vous proposent un extrait en avant-première :
Né en 1967, Jean-Luc Raharimanana est un écrivain, poète et dramaturge malgache qui écrit en français. Son œuvre aborde de manière récurrente les questions de mémoire, de violence historique et d’exil. Il est l’auteur de plusieurs romans, nouvelles et essais, parmi lesquels Revenir, Nour, 1947 ou encore Rêves sous le linceul, qui ont contribué à faire connaître son travail au-delà de Madagascar.
Source:
actualitte.com





