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Quels sont les principaux motifs des arrêts de travail en 2025 ?

Alors que le gouvernement vient de présenter un plan de réduction de l’absentéisme et des arrêts maladie, le cabinet de conseil Oasys-Diot Siaci et l’IFOP ont demandé à un panel de salariés s’ils avaient été arrêtés l’an dernier, pourquoi et quelles sont leurs conditions de travail ?


Publié le 18/04/2026 10:00

Temps de lecture : 2min

77 % des salariés arrêtés pour fatigue, risques psycho-sociaux et troubles musculosquelettiques considèrent que ces arrêts étaient directement liés à leurs conditions de travail. (DOMINIQUE GUTEKUNST / MAXPPP)

2000 salariés représentatifs du privé et du public ont été sondés et parmi eux, 4 sur 10 déclarent avoir été arrêtés au moins une journée l’an dernier. Alors pourquoi ? Une liste de motifs était proposée et ils pouvaient donner plusieurs réponses. Sans surprise, près de la moitié des salariés justifient un arrêt par une maladie ordinaire, comme la grippe, les bronchites ou les gastro-entérites.

Mais les motifs suivants interpellent. 37 % ont coché la case « une grande fatigue physique » (notamment chez les cadres et les aidants). Un tiers, « une grande fatigue psychologique » (notamment chez les femmes et les familles monoparentales). 20 %, les risques psychosociaux comme le stress. Ces trois motifs arrivent devant les troubles musculosquelettiques, l’accident du travail, et les maladies chroniques ou lourdes. Enfin, parmi les salariés qui n’ont pas eu d’arrêt maladie l’an dernier, plus de la moitié dit avoir tout de même été malade. Ils ont continué à travailler parce qu’ils pensaient être en état de le faire, ou pour ne pas perdre des jours de salaire.

L’étude a sondé ces salariés sur leurs conditions d’emploi. Les résultats montrent qu’elles sont assez contraintes, pour une partie d’entre eux. Un tiers déclare travailler possiblement les week-ends et les jours fériés, un quart en horaires décalés, près de 2 sur 10 en horaires fractionnés ou encore 13% la nuit. Fait notable : 75 % du panel travaille en contact direct avec des clients ou des usagers. Or parmi eux, la majorité déclare avoir été confrontée à des incivilités et des agressions verbales. Par ailleurs, un quart des répondants affirment avoir rencontré des conflits marquants depuis un an, notamment les managers, les moins de 25 ans, et les aidants familiaux. Ce qui est loin d’être neutre.

Au final, 7 salariés sur 10 estiment que leur métier est susceptible d’avoir des conséquences négatives sur leur santé physique ou mentale, voir les deux. Les salariés qui évoquent spécifiquement un risque pour leur santé mentale (ils sont près de 6 sur 10) citent d’abord le stress, une charge de travail trop importante, et le manque de reconnaissance.

Quand les organisations prennent ces sujets à bras-le-corps, « l’effet est immédiat sur le taux d’absentéisme », constate Nicolas Rebaudo, directeur du pôle Conseil de l’IAPR, au sein du groupe de conseil RH Oasys Diot-Siaci. Selon lui, les entreprises progressent sur ces sujets, notamment les grands groupes, mais elles ont encore trop tendance à intervenir quand le mal est fait. Pas assez en prévention.


Source:

www.franceinfo.fr

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