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Protoxyde d'azote : "Il faut absolument démontrer la dangerosité d'un phénomène qui s'est banalisé", estime la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne

Le gouvernement vient de lancer une campagne contre le protoxyde d’azote pour éviter les accidents graves, parfois mortels, liés aux usages détournés de ce gaz hilarant.


Publié le 15/04/2026 09:51

Temps de lecture : 2min

Des bonbonnes de protoxyde d’azote, par terre, le 22 novembre 2023. (PASCAL GUYOT / AFP)

« Il faut absolument démontrer la dangerosité d’un phénomène qui s’est banalisé », estime Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée en charge de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur, alors que le gouvernement vient de lancer une campagne choc contre le protoxyde d’azote, intitulée « Proto : on passe vite du rire aux drames ». Elle était invitée d’ICI Armorique mercredi 15 février.

Le but de cette campagne publicitaire est d’éviter les accidents graves, parfois mortels, liés aux usages détournés de ce gaz hilarant. « L’objectif était de montrer et de nommer la réalité du protoxyde d’azote, à savoir que c’est un fléau. Les jeunes qui inhalent ce gaz risquent des effets dévastateurs sur eux-mêmes et pour les autres », décrit Marie-Pierre Vedrenne.

Principale cible, les plus jeunes : « le protoxyde d’azote est consommé de manière banalisée parce qu’on a beaucoup parlé de ballon, de gaz hilarant par la jeune génération, parfois même par des très jeunes. Donc il est important de démontrer les risques qu’ils encourent, le fait qu’ils puissent être paralysés, le fait qu’ils puissent devenir incontinents ou quand ils ont pris la route derrière, sont malheureusement décédés », poursuit la ministre.

Cette campagne vise aussi à sensibiliser les parents face au développement de ce phénomène difficile à déceler, sans odeur ni détectable a posteriori. « Il est inhalé par beaucoup de jeunes pensant que c’est seulement un gaz hilarant. Ça rend euphorique pendant 30 secondes, mais on voit bien que malheureusement, ces 30 secondes peuvent briser des vies et des familles », poursuit Marie-Pierre Vedrenne.

Le gouvernement planche aussi sur un projet de loi, Ripost, « réponses immédiates au phénomène troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité ». « Il y a des titres dédiés au protoxyde d’azote, avec la création notamment de trois délits : un délit sur l’inhalation en dehors du cadre médical, un délit sur le transport sans motif légitime et un délit de conduite après usage et consommation du protoxyde d’azote, détaille la ministre. On a un vrai vide juridique qui fait que certains commercent sur la jeunesse. »


Source:

www.franceinfo.fr

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