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Des parlementaires socialistes dénoncent une alarmante "reprise en main" de Santé publique France

Les dix élus appellent le gouvernement à « renoncer à son projet » de retirer des prérogatives à l’agence de santé publique.


Publié le 17/04/2026 14:40

Temps de lecture : 1min

L’ex-ministre de la Santé et député socialiste Aurélien Rousseau, le 7 octobre 2025 à Paris. (BASTIEN OHIER / HANS LUCAS / AFP)

Le sort de Santé publique France (SPF) inquiète à gauche. Des parlementaires socialistes et apparentés, dont l’ancien ministre de la Santé Aurélien Rousseau, appellent le gouvernement à renoncer à retirer des prérogatives à l’agence Santé publique France, qu’ils qualifient d’alarmante « reprise en main », dans une tribune publiée vendredi 17 avril.

Le 30 janvier, le ministère de la Santé a annoncé sa décision de retirer à SPF « deux de ses principales fonctions : les campagnes de prévention, ainsi que la gestion de la réserve sanitaire et de l’établissement pharmaceutique », rappellent les signataires dans ce texte mis en ligne vendredi sur le blog de Mediapart.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist justifie par la recherche d’une meilleure « efficacité » le « transfert » de ces missions, principalement au ministère de la Santé. Mais « cette décision inquiète l’ensemble des acteurs: scientifiques, associations, professionnels de santé de la santé publique », poursuivent les signataires alors que 350 acteurs du secteur ont appelé, mi-février, le gouvernement à renoncer au projet et que plusieurs centaines de salariés ont manifesté le 7 avril aux abords de l’Assemblée nationale.

Ces députés et sénateurs, parmi lesquels le président du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud et la sénatrice et ancienne ministre Laurence Rossignol, dénoncent une décision prise sans « concertation ni discussion démocratique », après « un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales » non public. Or « l’urgence est au renforcement de l’indépendance scientifique des campagnes de santé publique et à la protection des institutions éloignées des orientations partisanes et de l’influence des groupements d’intérêts », estiment les dix élus, appelant le gouvernement à « renoncer à son projet ».


Source:

www.franceinfo.fr

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