Chaque année, la Fédération française des diabétiques reçoit 1 500 signalements de personnes souffrant de diabète de type 1 écartées de certaines professions, selon un rapport. La loi prévoit pourtant un examen au cas par cas.
Publié le 17/04/2026 12:47
Temps de lecture : 2min
« On les empêche de faire ce qu’ils pourraient faire », a réagi ce vendredi sur franceinfo Boris Hansel, nutritionniste et endocrinologue à l’hôpital Bichat à Paris, après la publication d’un rapport indiquant que certains métiers restent interdits aux diabétiques, malgré la loi de 2021 qui impose d’examiner chaque cas individuellement. La Fédération française des diabétiques, à l’origine du rapport, indique recevoir chaque année 1 500 témoignages dans ce sens, notamment concernant des emplois dans la police, l’aviation, ou l’armée.
Le diabète de type 1, dont 300 000 Français sont atteints, est une « maladie chronique » pour laquelle il y a eu « énormément de progrès au cours des dernières décennies », explique Boris Hansel. « Aujourd’hui, grâce aux traitements dont on dispose, une personne qui vit avec un diabète de type 1 peut vivre normalement », assure-t-il. « On peut être sportif de haut niveau, travailler dans différentes professions, auparavant pas forcément accessibles », détaille le médecin.
D’après Boris Hansel, il existe « une vision encore trop administrative et apeurée du patient ». « Aujourd’hui, il faut qu’on ait une véritable évaluation humaine, individuelle de la personne en face de nous, et de la manière dont elle est soignée », insiste l’endocrinologue. « Une personne qui a appris à se suivre, peut tout à fait avoir un diabète très bien équilibré, avec un risque très faible d’hypoglycémie et donc accéder à des métiers dans lesquels il faut arrêter d’avoir peur de tout », explique-t-il.
Le diabète de type 1 est dû à un arrêt de production d’insuline par le pancréas, et nécessite donc d’en administrer par l’extérieur. Aujourd’hui, « cela peut être des injections, quatre fois par jour, ou désormais des pompes à insuline, des petits boîtiers, qui délivrent de l’insuline en permanence », détaille Boris Hansel. « On a même le pancréas artificiel, c’est-à-dire un capteur qui mesure en permanence la glycémie et qui va décider, avec un algorithme, combien il faut d’insuline », conclut-il, mettant en avant les progrès de la médecine dans le traitement de cette pathologie.
Source:
www.franceinfo.fr





