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Leyla Bouzid, réalisatrice d’« A voix basse » : « Dans le cinéma arabe, deux femmes qui s’aiment, ça n’existe pas »

Par une chaude matinée de printemps, on retrouve la réalisatrice tunisienne Leyla Bouzid, 41 ans, sur une terrasse ensoleillée, à Paris, pour évoquer son troisième long-métrage. A voix basse suit les pas de Lilia, une jeune femme lesbienne vivant en France, qui retourne en Tunisie dans sa famille à la mort de son oncle, et se confronte à une suite de non-dits et de secrets.

Quelle était la genèse du projet ?

A voix basse est parti de la volonté de filmer la maison de ma grand-mère, qui est décédée. C’est là que j’ai grandi. Elle risque d’être vendue et transformée en immeuble. Avec la maison sont venus les personnages de la grand-mère et de l’oncle, qui sont inspirés de ma famille. A partir de là, j’ai commencé à tisser cette histoire avec l’envie de faire un état des lieux de l’homosexualité en Tunisie. Et de filmer deux femmes qui s’aiment. Dans le cinéma arabe, ça n’existe pas. C’est totalement invisibilisé, alors que l’homosexualité masculine est représentée. Je me suis rendu compte par la suite que le personnage de l’oncle trouvait un écho dans toutes les familles tunisiennes.

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Source:

www.lemonde.fr

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