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Au SC Lannilis Basket, un atelier sur le cycle menstruel pour enrayer le décrochage sportif des adolescentes

Dans la petite salle attenante au gymnase Kergroas de Lannilis, dans le Finistère, une poignée d’adolescentes âgées de 14 à 18 ans prennent place autour d’une table disposée en U. Avant l’entraînement, ce lundi 20 avril, il ne sera pas question de défense de zone ou de jeu de transition pour les pensionnaires du SC Lannilis Basket, mais de cycle menstruel, de fatigue, de récupération et de douleur. Dans ce club d’environ 120 licenciés, où la filière féminine vacille, l’entraîneuse Rachel Delfosse tente d’enrayer un décrochage qu’elle voit revenir chaque saison.

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Selon une étude de la Mutuelle générale de l’éducation nationale, publiée en janvier, 45,2 % des jeunes femmes en France abandonnent la pratique sportive avant leurs 20 ans, « malgré un intérêt réel » pour leur discipline. Bien souvent, ce renoncement est autant lié à des facteurs extérieurs, sociaux ou organisationnels, qu’à une mauvaise prise en compte des spécificités de leur corps, note le ministère des sports, de la jeunesse et de la vie associative. « Nos environnements sportifs n’ont pas été pensés pour elles », déclare la ministre, Marina Ferrari, au Monde. La priorité, précise-t-elle, n’est pas de « demander aux adolescentes de s’adapter à un modèle existant », mais de « transformer ce modèle ».

Dans les faits, pourtant, l’adaptation repose encore largement sur quelques bénévoles très impliqués. A l’instar de Mme Delfosse, qui, « tous les ans », est confrontée à des « gamines qui arrêtent sans trop savoir pourquoi ». Cette assistante maternelle, mère de trois enfants, secrétaire du SC Lannilis Basket et entraîneuse des moins de 18 ans (U18), a donc imaginé pour ses joueuses une séance un peu particulière. Lundi après-midi, avant de passer deux heures sur le terrain, elle a invité Gaëlle Etienne, sexologue spécialiste de la physiologie féminine et sportive, dans le cadre d’un atelier sur le cycle menstruel et son influence sur la pratique.

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Source:

www.lemonde.fr

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