Ce médecin du CHU de Reims est soupçonné d’avoir testé des produits proposés par une entreprise américaine contre rémunération pendant 10 ans, indique samedi ICI Champagne-Ardenne.
Publié le 26/04/2026 10:38
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Le CHU de Reims a porté plainte contre X après la révélation d’une affaire de corruption qui implique l’un de ses médecins, rapporte ICI Champagne-Ardenne samedi 25 avril. L’hôpital annonce, dans un communiqué, avoir été victime « d’agissements frauduleux ». Cette affaire, révélée par l’Union et confirmée par ICI Champagne-Ardenne, implique une entreprise américaine de dispositifs médicaux et un neuroradiologue rémois, sur une période allant de 2013 à 2023.
Dans une convention judiciaire d’intérêt public (mesure alternative à des poursuites dans des affaires de corruption pour un traitement plus rapide des procédures) datée du 17 mars dernier entre cette entreprise, Balt, et le PNF (Parquet national financier), la firme américaine s’est engagée à procéder au paiement d’une amende de 1 765 493 euros, après une enquête menée, notamment, pour « corruption d’agent public ».
L’affaire débute le 22 mai 2023, lorsque l’entreprise Balt a, elle-même, ouvert une enquête interne et alerté le PNF sur des soupçons de corruption. La même année, le Parquet national financier a diligenté une enquête préliminaire, confiée à la section de recherches de Reims pour « corruption active et passive d’agent public », « corruption privée active et passive », « faux et abus de biens sociaux ». C’est à l’issue de cette enquête que la convention judiciaire d’intérêt public a été signée.
Selon ce document du PNF, consulté par ICI Champagne-Ardenne et l’Agence Radio France, les faits de corruption s’étalent de 2013 à 2023. Pendant cette période, un médecin rémois du service de neuroradiologie interventionnelle du CHU a collaboré avec Balt, spécialisée dans le développement et la vente de dispositifs médicaux.
« Le médecin semblait solliciter la remise d’espèces, dont le montant apparaissait en lien avec le nombre de coils [dispositifs médicaux] posés ».
Document du Parquet national financier
Ce médecin est soupçonné d’avoir testé des produits proposés par l’entreprise contre rémunération. Dans le document du Parquet national financier, on apprend qu’un consultant commercial de la société américaine « échangeait régulièrement par SMS avec le neuroradiologue ». Entre 2017 et 2023, le médecin rémois a touché plus de 530 000 euros par une autre société américaine, des consultants pour Balt USA, rapporte ICI Champagne-Ardenne. Cet argent n’a pas été déclaré, ni au CHU, ni sur le site ministériel Transparence Santé.
Source:
www.franceinfo.fr





