Des députés se prononcent lundi sur la publication du rapport sur l’audiovisuel public rédigé par leur collègue UDR Charles Alloncle, un vote crucial et incertain après les polémiques sur ses méthodes.
Publié le 27/04/2026 10:55
Mis à jour le 27/04/2026 11:14
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Après six mois de travaux, la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public se réunit, lundi 27 avril à partir de 14h30, pour se prononcer sur la publication du rapport. L’ancien Premier ministre Gabriel Attal a jugé, lundi matin sur CNews, « bizarre qu’il y ait six mois de travaux et qu’on puisse bloquer le rapport ». « J’ai des membres de mon groupe, ils se sont réunis hier et je crois qu’ils ont décidé de s’abstenir pour ne pas empêcher la publication du rapport », a-t-il ajouté.
« Nous prendrons ce matin avec les membres de la commission la décision de voter ou non la publication », a fait savoir dans les « 4V », sur France 2, Boris Vallaud, le chef des députés socialistes. « Je ne suis pas membre de la commission d’enquête. Je n’ai pas eu connaissance du rapport, dont la lecture est réservée à ceux qui en étaient membres, a précisé l’élu des Landes. Les échos que j’en ai, c’est que ça ressemble à l’écrit à ce que ça a donné à voir à l’oral, c’est-à-dire une forme de violence verbale, d’insinuations, de fake news, de mises en cause personnelles ». Mettant notamment en cause le rapporteur UDR Charles Alloncle, Boris Vallaud a dénoncé « un fatras » montrant selon lui que l’extrême droite se place dans la « détestation du pluralisme, de la liberté de la presse, de l’indépendance des rédactions ».
« Je ne comprends pas pourquoi le président de la commission macroniste [Jérémie Patrier-Leitus, membre du parti Horizons] explique qu’ils seront d’accord pour publier les recommandations mais pas les constats », a réagi sur RMC Charles Alloncle. « De voir une telle pression pour expliquer qu’il faudrait censurer à la fois le rapport et l’ensemble des travaux, je vous avoue que ça me dépasse », a-t-il déclaré. Et de conclure : « Ce sont des gens qui ont un problème avec la démocratie, avec le pluralisme. »
Source:
www.franceinfo.fr





