Le maire de Saint-Ouen, le socialiste Karim Bouamrane, s’est porté lundi 20 avril candidat à la présidence de l’une des premières intercommunalités de région parisienne, Plaine commune, briguée par le maire (La France insoumise, LFI) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qu’il accuse d’être « au seul service du projet politique » son parti.
M. Bagayoko, qui a ravi il y a un mois aux socialistes la mairie de la deuxième plus grande ville d’Ile-de-France après Paris, était, jusqu’alors, l’unique candidat déclaré. Cette présidence de l’établissement public territorial fera l’objet d’un vote mardi à 18 heures.
« J’ai décidé d’être candidat », a affirmé M. Bouamrane sur les réseaux sociaux. Porteur d’une ligne anti-LFI au sein du Parti socialiste (PS), il considère que les prises de position publiques du maire de Saint-Denis et des cadres de LFI ont « confirmé clairement la volonté de faire de Plaine commune une base arrière pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon » à l’élection présidentielle de 2027.
2 200 agents pour 460 000 habitants
« La confiscation de la présidence [de Plaine commune] au seul service du projet politique de La France insoumise menace l’équilibre nécessaire pour une gouvernance de compromis », accuse M. Bouamrane. Le médiatique maire de Saint-Ouen – devenu en 2020 l’un des premiers édiles d’origine maghrébine à prendre la tête d’une ville de plus de 50 000 habitants – a été réélu le 22 mars, à l’issue d’une triangulaire incluant une candidate LFI.
Dans un clip diffusé durant le week-end, Bally Bagayoko a exposé les raisons de sa candidature à la présidence de Plaine commune, « outil essentiel mais très peu connu » d’aménagement urbain que présidait depuis 2020 son prédécesseur, le socialiste Mathieu Hanotin. Dimanche, le nouveau maire (LFI) de La Courneuve, Aly Diouara, le maire écologiste de L’Ile-Saint-Denis depuis 2016, Mohamed Gnabaly, et le dirigeant communiste de Stains depuis douze ans, Azzédine Taïbi, ont manifesté leur soutien à la candidature de Bally Bagayoko et posé en photo avec lui.
Plaine commune, qui emploie 2 200 agents pour 460 000 habitants, englobe sept villes de Seine-Saint-Denis aux maires de gauche fraîchement élus ou réélus – Saint-Denis (et sa commune déléguée, Pierrefitte-sur-Seine), Saint-Ouen-sur-Seine, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Villetaneuse, L’Ile-Saint-Denis – ainsi qu’une ville dirigée par un édile de droite, Epinay-sur-Seine.
Source:
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