Frère aîné des Bridgerton, chanteur de comédie musicale, découvreur de dinos… L’acteur britannique sait jouer sur tous les tableaux.. Démonstration en cinq rôles d’une carrière de couteau suisse qui promet encore bien des développements.
Après Sam Neil et Chris Pratt, Jonathan Bailey incarne le héros de « Jurassic World » Universal Studios/Amblin Entertainment
Publié le 17 avril 2026 à 18h30
Enfant acteur, révélation du petit écran britannique, « theater kid » assumé ou encore récipiendaire du titre de l’homme le plus sexy du monde (cru 2025) par le magazine People… À presque 38 ans, Jonathan Bailey n’a plus à prouver son talent de touche-à-tout.
Olly Stevens dans “Broadchurch”

Photo C. Hutton – ITV – Kudos – Imaginary Friends
Dans la première moitié des années 2010, Broadchurch est the place to be. Olivia Colman, David Tennant, Jodie Whittaker, Phoebe Waller-Bridge… Tout le gratin britannique défile au gré des sinuosités de cette sordide affaire de meurtre d’enfant. Au milieu de ces visages familiers, Bailey incarne un jeune journaliste très ambitieux et un peu énervant, chargé par sa rédaction de suivre les avancées de l’enquête. À 25 ans, l’Anglais a les joues encore un peu rondes, mais la star qu’il deviendra s’esquisse déjà dans son jeu instinctif, presque désinvolte.
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Anthony Bridgerton dans “La Chronique des Bridgerton”

Photo Liam Daniel/Netflix/Shondaland
Il n’y avait que lui pour remettre rouflaquettes et talonnettes au goût du jour. Étoile de la galaxie Shonda Rhimes, Jonathan Bailey prête nez aquilin et charisme dégoulinant au chef du clan le plus respecté de la Cour. Dans la sulfureuse adaptation des romans de Julia Quinn, dont le deuxième — et meilleur ! — volet est consacré au couple qu’il forme avec Ashley Simone (Kate Sharma, dans la série), il est à la fois cérémonieux et débauché, cœur de pierre et d’artichaut. Une mise à nu — littéralement — qui aura provoqué bien des papillons dans le ventre.
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Tim Laughlin dans “Fellow Travelers”

Photo Ben Mark Holzberg – Showtime Networks – Factory Underground – Fremantle
Lunettes sur le bout du nez, verre de lait à la main et crucifix au cou : voici Jonathan Bailey métamorphosé en jeune ingénu découvrant la clandestinité des milieux underground et de sa propre sexualité — homophobie systémique d’Église et d’État, oblige. Protagoniste riche et dense que cet amoureux maudit, dont la trajectoire et les évolutions s’étirent sur plusieurs décennies — de la chasse aux sorcières maccarthyste aux années sida –, et dont la nature militante débordera bientôt sur la vraie vie : en 2024, le comédien fonde le Shameless Fund, œuvre caritative visant à aider les personnes LGBTQA+ à « vivre librement et en toute authenticité ». Ou quand la fiction inspire la réalité.
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Fiyero dans “Wicked”

Photo Giles Keyte/Universal Pictures/Marc Platt Productions
Retour aux sources de la comédie musicale pour celui qui, à 8 ans, se produisait en Gavroche des Misérables, sur les planches du West End. Loin des barricades parisiennes, le voici rendu au Pays d’Oz. Le cœur du charmant Prince Fiyero, trublion populaire des couloirs de l’Université Shiz et épouvantail en devenir, balance entre la blondeur de Glinda (Ariana Grande) et la verdeur d’Elphaba, méchante sorcière de l’ouest (Cynthia Erivo). L’occasion de voir Jonathan Bailey pousser la chansonnette et, surtout, de faire tourner les têtes. Encore.
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Henry Loomis dans “Jurassic World : Renaissance”

Universal Pictures/Amblin Entertainment
Pour prendre la relève de Sam Neil (héros de la saga des Jurassic Park) et de Chris Pratt (visage des trois premiers sequels), Jonathan Bailey revêt montures de Monsieur Je-Sais-Tout, barbe de cinq jours et balourdise de rat de laboratoire. Tout le contraire, en somme, de l’expertise tout-terrain et franchement badass du personnage de Scarlett Johansson, avec qui il s’en va braconner l’ADN de dino. Un blockbuster d’aventures qui mise principalement (et à raison) sur le très subtil (pas du tout !) sex-appeal de son couple d’interprètes.
Jurassic World : Renaissance, sur Canal+ le 17 avril à 21h.
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Source:
www.telerama.fr





