La justice espagnole s’est montrée sévère avec le patron d’un réseau IPTV pirate. Après avoir accepté un accord, l’homme a écopé de 23 mois de prison ferme et de 8,7 millions d’euros d’amende. C’est une sanction particulièrement dure dans une affaire de piratage de contenus.
Les autorités viennent de frapper à nouveau contre l’IPTV pirate. La Chambre pénale de l’Audiencia Nacional, la plus haute juridiction criminelle espagnole, vient de condamner le chef du réseau RapidIPTV à 23 mois de prison ferme et à une amende de 8,7 millions d’euros. C’est l’une des sanctions anti-piratage les plus lourdes jamais prononcées en Europe.
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Un accord pour éviter 22,5 ans de prison
Le procès de l’accusé, qui se faisait appeler « Dash l’Iranien », ne s’est pas éternisé. L’homme comparaissait aux côtés de quatre complices, tous d’origine iranienne. Après trois heures de négociations, les cinq prévenus ont plaidé coupables et accepté un accord avec le parquet. Sans cet accord, le principal accusé risquait jusqu’à 22,5 ans de prison.
En plus de l’amende de 8,7 millions d’euros infligée au chef de RapidIPTV, la justice a ordonné le versement d’environ 12 millions d’euros de dommages et intérêts aux sociétés lésées, dont la LaLiga, à savoir la plus haute compétition de football professionnel en Espagne, qui est à l’origine de la plainte. Le montant total des sanctions dépasse les 43 millions d’euros. C’est un record pour une affaire de propriété intellectuelle en Espagne. Les tribunaux se sont montrés particulièrement sévères. La LaLiga a salué cette décision comme « l’un des plus grands jugements anti-piratage jamais vus en Espagne ».
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2 millions d’abonnés pour RapidIPTV
Actif depuis au moins 2014, le réseau RapidIPTV comptait plus de 2 millions d’abonnés payants répartis sur trois continents. Le réseau opérait par le biais de près de 1 000 sites web et générait jusqu’à 17 millions d’euros de revenus illicites tous les ans. Pour proposer des contenus à ses clients, la plateforme interceptait les signaux des chaînes payantes légales et les rediffusait avec une cinquantaine de serveurs implantés dans 13 pays différents. Le réseau a été démantelé par la police espagnole en 2020.
« Dash l’Iranien » était aussi impliqué dans le site IPTVStack. L’argent récolté par les diverses opérations était blanchi par le biais d’investissements immobiliers. Cette condamnation s’inscrit dans le cadre d’un durcissement des sanctions à l’encontre des géants de l’IPTV dans toute l’Europe, y compris à l’encontre des simples utilisateurs.
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Source :
NYT
Source:
www.01net.com





