- Advertisement - spot_imgspot_img
AccueilSantéQuatre associations de livreurs portent plainte contre Deliveroo et Uber pour traite...

Quatre associations de livreurs portent plainte contre Deliveroo et Uber pour traite d'êtres humains

Elles dénoncent le modèle économique de ces plateformes qui repose, selon elles, sur l’exploitation d’une main-d’œuvre précaire avec des conditions de travail et des revenus indignes, d’après les informations de France Inter.


Publié le 22/04/2026 21:51



Mis à jour le 22/04/2026 21:57

Temps de lecture : 2min

Un livreur Uber Eats à velo. (XAVIER LEOTY / MAXPPP)

Une procédure judiciaire inédite. Quatre associations d’entraide aux livreurs ont porté plainte auprès du parquet de Paris, mercredi 22 avril, contre Deliveroo et Uber pour traite d’êtres humains, révèle France Inter. Elles dénoncent le modèle économique de ces plateformes qui repose, selon elles, sur l’exploitation d’une main-d’œuvre précaire avec des conditions de travail et des revenus indignes.

Selon leur avocat, Me Thibault Laforcade, les livreurs travaillent jusqu’à 60 heures par semaine, « dans des conditions dangereuses, pour des rémunérations largement inférieures au Smic horaire, sans protection sociale, et sous la menace constante de perdre leur compte et donc leur seul revenu ». Il dénonce l’engrenage des algorithmes des plateformes qui exploitent sans fin la vulnérabilité des travailleurs. « À partir du moment où le système économique est allé jusqu’à piocher dans une main-d’œuvre qui n’a pas d’autre choix que d’accepter des conditions que tout autre être humain ne pourrait pas accepter, seule la justice peut y mettre un terme », argumente l’avocat.

Parallèlement à cette plainte au pénal, Maître Thibaut Laforcade engage également une action de groupe pour discrimination devant la justice civile. Une démarche elle aussi inédite au terme de laquelle l‘avocat espère que chaque livreur sera indemnisé pour les préjudices subis au quotidien.

« Une population à majorité étrangère, souvent sans-papiers, ou avec des titres de séjour de courte durée ».

Circé Liénart, coordinatrice de la maison des coursiers de Paris

à France Inter

À la maison des coursiers de Paris, dans le 10e arrondissement, les livreurs s’arrêtent par dizaines tous les jours pour faire une pause, boire un café, se faire aider dans leur déclaration d’impôts, consulter une infirmière. Et ils en profitent pour raconter aux assistantes sociales le cercle vicieux de ces plateformes qui les enfoncent dans la précarité. Selon la coordinatrice du site, Circé Liénart, « les plateformes en profitent pour leur faire accepter des courses très mal rémunérées. Et à la fin, il n’y a pas de régularisation par le travail, puisque ce n’est pas un emploi salarié. Ils sont vraiment dans une situation de survie au jour le jour ».


Source:

www.franceinfo.fr

Annonce publicitairespot_img

Derniers articles

Annonce publicitairespot_img