Le dossier de l’Association pour la gestion de la Sécurité sociale des auteurs (Agessa) n’en finit pas. C’est pourtant l’un des plus grands dysfonctionnements du secteur de la culture, puisqu’il a contribué, entre 1977 et 2019, à priver de leur retraite 190 000 auteurs, comme l’avait révélé en 2020 le rapport de Bruno Racine, alors conseiller à la Cour des comptes. En violation du code de la Sécurité sociale, les cotisations retraite n’étaient jamais prélevées. L’actuel organisme qui a partiellement remplacé l’Agessa, la Sécurité sociale des artistes auteurs (SSAA), a lui aussi été férocement critiqué par la Cour des comptes. En effet, moins de 1 % des auteurs lésés avaient pu recouvrer leurs droits fin 2024.
Le 3 décembre 2025, le vote à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, d’une réforme de ce système défaillant – par 255 voix pour et une contre – avait enfin permis aux auteurs d’obtenir des avancées significatives.
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