Après avoir battu le record des humains ayant voyagé le plus loin dans l’espace, les astronautes d’Artemis II n’en ont pas fini. Lors de leur retour, prévu dans la nuit de vendredi à samedi, ils pratiqueront aussi la rentrée atmosphérique la plus rapide de l’histoire.
Le vaisseau Orion devrait revenir sur Terre à la vitesse impressionnante de 40 000 kilomètres à l’heure, du jamais-vu !
Artemis I réussi, mais…
Cela représente environ 33 fois la vitesse du son et si le vaisseau arrive à une telle vitesse, c’est parce qu’il est lancé en direction de la Terre depuis plusieurs centaines de milliers de kilomètres et qu’il est attiré par la gravité terrestre, bien plus que pour des astronautes qui reviendraient de la Station spatiale internationale, à seulement 400 kilomètres d’altitude.
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Cette rentrée était un enjeu au cœur de la mission Artemis I. À son retour, le vaisseau Orion qui était alors inhabité pour ce premier vol, a montré quelques soucis au niveau de son bouclier. Cette protection s’était révélée moins efficace que prévu et n’avait pas résisté aussi bien que ce que les scientifiques désiraient.
Les études postérieures ont montré que si le vaisseau avait été occupé à ce moment-là, les astronautes à bord auraient survécu sans problème, mais avec un degré d’inconfort bien supérieur à ce que prévoyaient les modèles.

Le vaisseau Orion doit prochainement revenir sur Terre à une vitesse de 40 000 km/h. © Nasa
Pour faire face à ce problème, les ingénieurs de la Nasa ont décidé de ne pas modifier le bouclier lui-même pour Artemis II, mais plutôt de légèrement changer le plan de vol. Pour faire simple, le vaisseau Orion va rentrer cette fois beaucoup plus rapidement, mais pendant moins de temps.
Un matériau qui a fait ses preuves
Lors de ce retour spectaculaire qui se terminera dans l’océan Pacifique, à l’ouest de la Californie, une bulle de chaleur se formera autour d’Orion et atteindra les 10 000 degrés, ce qui sera si brûlant que même les communications radio seront coupées. Mais les matériaux d’Orion sont faits de telle sorte que la chaleur sera réfléchie, et ils n’arriveront qu’à « seulement » 3 000 degrés à la surface du bouclier.

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Le bouclier est conçu avec un matériau bien spécifique nommé Avcoat. Déjà utilisé pour les missions Apollo des années 1960 et 1970, il n’a quasiment pas changé depuis, avec un mélange de résine et de fibres de silice. La seule différence avec les boucliers d’Apollo réside dans la méthode d’assemblage, bien plus simple qu’à l’époque, et dans le respect de normes environnementales pour sa production.

Le bouclier d’Orion lors de son retour après le vol Artemis I. © Nasa
Avec un tel matériau qui a fait ses preuves par le passé, les astronautes à bord seront à l’abri. Ils devront tout de même supporter 5 g, ce qui représente cinq fois leur poids sur les épaules, mais ils arriveront au sol sains et saufs. Un retour à suivre en direct pour les couche-tard.
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www.futura-sciences.com




