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AccueilCultureLivres & LittératureDeux esquisses inédites retracent la création de Winnie l'ourson

Deux esquisses inédites retracent la création de Winnie l'ourson

Les figures de Winnie l’ourson, Porcinet ou Jean-Christophe sont associées aux illustrations d’Ernest H. Shepard depuis la parution du livre en 1926, bien que la première traduction française que l’on doit à Jacques Papy, remonte à 1946, aux Presses de la Cité. Les étapes de travail qui précèdent ces versions définitives restent en revanche peu visibles. Deux esquisses au crayon, réalisées avant publication, ont été dévoilées, conservées par la famille de l’illustrateur.

Selon The Guardian, les dessins renvoient à des passages du texte d’A. A. Milne qui n’avaient pas été illustrés dans l’édition originale. L’un d’eux, intitulé « Climbing very cautiously up the stream », que l’on pourrait traduire par « En remontant le ruisseau avec précaution », montre les personnages progressant le long d’un cours d’eau lors de l’expédition vers le pôle Nord, racontée dans le chapitre VIII. 

La seconde esquisse représente Winnie et Porcinet suivant des traces de « Woozle », en référence à une scène du chapitre III. Les personnages y interprètent des empreintes qu’ils trouvent mystérieuses. Comme pour la première, l’épisode figure dans le texte mais n’a pas été illustré dans le livre publié. 

Ernest H. Shepard n’a pas cherché à illustrer l’intégralité du texte de A. A. Milne, mais seulement certains moments choisis dans les premières éditions de Winnie-the-Pooh (1926) et The House at Pooh Corner (1928). Shepard privilégiait des épisodes visuellement marquants plutôt qu’une illustration exhaustive.

Des esquisses restées inachevées

Ces dessins donnent accès à une phase du travail rarement documentée chez Shepard. Les illustrations connues reposent sur un trait à l’encre précis, issu d’une mise au propre. Ici, le tracé au crayon reste visible, avec des lignes reprises ou ajustées. L’ensemble laisse apparaître la construction des scènes, encore en cours à ce stade.

D’après BritBrief, Philip W. Errington, spécialiste chez Peter Harrington, évoque « le premier moment d’inspiration ». « Ce qui rend ces deux dessins particulièrement intéressants, c’est qu’ils ne sont jamais allés au-delà du stade de l’esquisse », précise-t-il. L

E.H. Shepard, Pooh and Piglet Tracking Woozles (1926). Crédits : Librairie Peter Harrington Rare Books.

Le procédé de Shepard consistait généralement à reporter ses compositions sur un support destiné à l’encrage à l’aide d’une couche de graphite appliquée au verso. Cette étape n’apparaît pas ici. L’absence de transfert indique que ces esquisses n’ont pas été poursuivies au-delà de ce stade.

Une présentation dans le cadre du centenaire

La présentation de ces dessins s’est faite à l’occasion du centenaire de Winnie l’ourson, publié pour la première fois en 1926. Le livre, écrit par A. A. Milne et illustré par Shepard, s’est rapidement imposé comme un classique de la littérature jeunesse. Les personnages et leur univers sont restés associés aux illustrations d’origine.

Jusqu’à présent, ces esquisses étaient conservées dans la famille de l’illustrateur et n’avaient jamais été montrées. Une grande partie de son travail est aujourd’hui conservée dans des institutions publiques, notamment au Victoria and Albert Museum, mais ces dessins n’en faisaient pas partie.

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Les deux feuilles sont exposées à la librairie Peter Harrington, à Londres, dans une présentation consacrée à l’univers graphique de Winnie l’ourson. Elles sont également proposées à la vente, chacune autour de 9000 £ (10.330 €). 

Crédits photo : Librairie Peter Harrington

Par Ewen BertonContact : eb@actualitte.com


Source:

actualitte.com

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