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Beurre, yaourts, fromages… Vers une hausse des prix des produits laitiers ?


Publié le 17/04/2026 15:31



Mis à jour le 17/04/2026 18:44

Temps de lecture : 2min – vidéo : 2min

En raison de la hausse des prix de l’énergie, le géant des produits laitiers Lactalis a annoncé vouloir répercuter l’impact du conflit au Moyen-Orient sur ses tarifs. Quelles peuvent être les conséquences concrètes en rayons ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.

Beurre, lait, yaourts… Des marques de produits laitiers parmi les plus vendus en France pourraient voir leurs prix augmenter en rayons. L’information est difficile à entendre pour une mère de famille. « Il faut aussi penser aux familles avec des enfants, où les quantités partent vite, et où ça peut vite faire cher », témoigne une consommatrice. « Il y a encore une hausse sur encore un produit basique », déplore une autre femme.

Le géant Lactalis veut répercuter la hausse de ses coûts de logistique et d’emballage suite au conflit au Moyen-Orient. La semaine dernière, ce sont les coopératives laitières, dont Yoplait, qui ont demandé à augmenter leurs prix. À elles seules, elles collectent plus de la moitié du lait français. En face, la grande distribution ne semble pas prête à entendre cette demande alors que les prix pour l’année 2026 ont été négociés en février dernier. « On ne veut pas rouvrir les négociations. Si l’État le décide, on sera bien obligés. Les consommateurs n’ont aucun intérêt à ce qu’on ouvre les négociations. Les grosses multinationales, si elles ont vraiment de l’impact, ce sera pour l’année prochaine. On regardera les prix, mais là, il ne faut pas que ça flambe », a affirmé Michel-Édouard Leclerc, président d’E. Leclerc.

Et en dehors des périodes officielles de négociations, la grande distribution a le dernier mot, selon un expert. « On tombe tout simplement dans un cas de négociation, un face-à-face entre une marque et un distributeur. Ce sera à l’industriel de justifier ces hausses et au distributeur de dire soit ‘ces hausses ne sont pas justes, je refuse’, soit de dire effectivement ‘vous avez raison, je vais les accepter' », éclaire Yves Puget, directeur de la rédaction de LSA. D’autres industriels pourraient à leur tour demander à rouvrir les discussions dans les prochaines semaines.


Source:

www.franceinfo.fr

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