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Au Cameroun, Léon XIV a marqué les esprits, assure le père Fouda

Au terme de la visite du Pape Léon XIV au Cameroun, le père Antoine Essomba Fouda, cérémoniaire de la Conférence épiscopale nationale, se réjouit du «succès de l’organisation», témoigne de la satisfaction des Camerounais et revient sur la question de corruption fustigée par le Souverain pontife dans son discours aux autorités, à la société civile et au corps diplomatique, au premier jour de son séjour le 15 avril dernier.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

Ordonné le 11 août 1985 par Jean-Paul II, lors de sa première visite dans le pays, le père Antoine Essomba Fouda, cérémoniaire de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, a vécu la visite de Benoît XVI en 2009, et vient de vivre celle du Pape Léon XIV qui a pris fin dans la matinée du samedi 18 avril, après une messe célébrée à l’aéroport de Yaoundé. Ému, le prêtre camerounais perçoit cette expérience comme une «grâce du Seigneur» et affirme que la visite récente de Léon XIV «impactera la vie des Camerounais, des jeunes, de tous nos frères qui sont dans le Nord-Ouest et le dans Sud-Ouest, parce que c’est la paix qui apporte la fraternité et l’entente, elle permet de poser un regard d’amour et de compréhension sur les autres, et incite au dialogue».

Changement de mentalités et corruption 

Témoignant de la joie et de la satisfaction des Camerounais, le père Fouda reste confiant et croit à un «changement des cœurs et des mentalités, afin que le Cameroun soit toujours debout sous la protection de la Sainte Vierge Marie». Les interventions et discours de Léon XIV ont marqué les esprits. Évoquer la question de la corruption était crucial, car «c’est la vérité qui libère. Il ne faut pas faire semblant ou jouer à la politique de l’autruche. Le Pape est certainement informé de ce qui se passe, la corruption au Cameroun parfois prend des proportions endémiques». Le prêtre camerounais encourage à continuer à lutter contre ce fléau et souligne qu’«il était du devoir du Pape, en tant qu’autorité morale, d’évoquer ce problème de corruption».

Devant les autorités camerounaises, le Souverain pontife a exhorté, dans son tout premier discours, à «briser les chaînes de la corruption», et «oser faire un examen de conscience et un saut qualitatif courageux». «La transparence dans la gestion des ressources publiques et le respect de l’État de droit sont essentiels pour rétablir la confiance», a-t-il conseillé. «Le voyage du Pape au Cameroun a été un franc succès», déclare-t-il, félicitant tous les évêques camerounais.

Sœur Pascale Nicolas est une carmélite belge engagée dans un léproserie près de la capitale économique du pays. Présente à la messe au stade de Japoma, elle souligne le réconfort …

Benoît XVI au Cameroun

Le père Antoine Essomba Fouda se souvient également des meilleurs moments vécus lors de la visite du Pape Benoît XVI dans son pays. «Benoît XVI était un érudit, un grand théologien, un liturgiste qui a écrit tant de livres». Lorsqu’il s’était rendu au Cameroun, «il fallait vraiment appliquer les normes liturgiques, le silence, aider le peuple à entrer dans le mystère du Christ à travers la célébration», afin qu’elle ne «soit pas un moment de divertissement, mais un moment où l’on entre dans le mystère du Christ». «C’était des moments très forts spirituellement, témoigne-t-il, à tel point que le Pape, retourné à Rome, je le dis haut et fort, parce que cela est vrai, a dit à Mgr Guido Marini, on fera désormais comme à Yaoundé, c’est à dire après l’homélie, garder le silence».

«L’inculturation de l’Évangile»

Pour le professeur de liturgie à l’Université catholique d’Afrique centrale, respecter les normes liturgiques, c’est également «tenir compte des réalités africaines et mettre en dialogue la liturgie papale avec notre univers culturel, ce qu’on appelle l’inculturation». Avant l’arrivée de Léon XIV cette année, «nous avons beaucoup travaillé tous les avec le Bureau de l’Office des célébrations liturgiques du Souverain pontife, pour élaborer toute la liturgie, le missel de voyage».

Lors de la messe célébrée à l’aéroport international de Bamenda le 16 avril dernier, le Pape avait encouragé dans son homélie, à promouvoir «l’inculturation de l’Évangile» et à «veiller attentivement, y compris sur notre propre religiosité, afin de ne pas tomber dans le piège de suivre ces courants qui mélangent foi catholique avec d’autres croyances et traditions de type ésotérique ou gnostique» qui, en réalité, «ont souvent des finalités politiques et économiques».


Source:

www.vaticannews.va

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