La protection des civils iraniens revient au centre des préoccupations internationales après la reprise, en septembre, des affrontements entre l’Iran et les États-Unis. Dans une tribune publiée par Le Monde, des artistes et intellectuels issus de plusieurs pays demandent que la population ne soit pas exposée aux conséquences des objectifs politiques et militaires poursuivis par les parties au conflit. Leur appel insiste sur deux exigences immédiates: la protection des personnes civiles et la continuité de l’accès à l’aide humanitaire.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où les tensions armées font peser une pression directe sur les habitants, les infrastructures essentielles et les mécanismes de secours. Les signataires rappellent que les civils ne peuvent être traités comme une variable secondaire dans une crise opposant des États. Sans attribuer de responsabilité opérationnelle ni détailler les épisodes militaires, leur texte place la question humanitaire au premier plan et souligne la nécessité de préserver des voies d’assistance accessibles, sûres et effectives.
Le droit international humanitaire encadre strictement la conduite des hostilités. Le Comité international de la Croix-Rouge rappelle notamment que les personnes qui ne participent pas aux combats doivent être protégées et que les secours humanitaires impartiaux doivent pouvoir atteindre les populations dans le besoin. Dans une situation de confrontation entre États, ces principes constituent un repère central pour les organisations humanitaires, mais aussi pour les gouvernements appelés à prendre des décisions militaires ou diplomatiques.
L’appel d’artistes et d’intellectuels a également une portée politique au sens large, car il cherche à maintenir l’attention publique sur les conséquences humaines d’une crise souvent analysée à travers les rapports de force régionaux et internationaux. En visant spécifiquement les civils iraniens, la tribune met en avant la vulnérabilité des populations confrontées à l’incertitude sécuritaire, à d’éventuelles restrictions de déplacement et aux difficultés d’accès aux biens essentiels lorsque les combats s’intensifient.
La demande formulée ne modifie pas, à elle seule, le cours des affrontements, mais elle rappelle une exigence fondamentale: aucune stratégie militaire ou politique ne dispense les acteurs concernés de leurs obligations envers les populations. Dans les crises prolongées, la possibilité pour les secours d’intervenir rapidement et la garantie de préserver les non-combattants deviennent des conditions minimales pour limiter l’aggravation des souffrances civiles.






