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Production audiovisuelle : Prime Vide prévoit sous conditions d’au moins doubler sa participation financière

Prime Video a prévu, sous conditions, d’au moins doubler de 2026 à 2028 sa participation financière à la production audiovisuelle et cinématographique française.  Depuis la transposition d’une directive européenne et sa mise en œuvre en 2021, les plus importants services étrangers de vidéo par abonnement sont soumis aux mêmes règles de contribution au financement de la création française que les groupes de télévision traditionnels (TF1, France Télévisions, etc.) établis dans l’Hexagone.

L’ARCOM  prolonge un avenant

Dans ce cadre, le régulateur de l’audiovisuel, l’Arcom, a adopté début mai un avenant à la convention de Prime Video pour 2026-2028, qui prévoit des investissements dans la création d' »au moins 90 millions d’euros ou 110 millions d’euros en cas d’exploitation d’au moins une œuvre cinématographique disponible moins de 12 mois après la sortie en salles ». Le régulateur a annoncé lundi prolonger cet avenant, à la demande d’Amazon, « afin de permettre à l’éditeur et à la filière cinématographique de poursuivre leurs discussions » sur la chronologie des médias, selon un communiqué.

Il s’agit des règles définissant l’ordre et les délais dans lesquels les diverses exploitations d’une oeuvre cinématographique peuvent intervenir. Le délai imposé aux diffuseurs dépend principalement du montant qu’ils investissent dans la production hexagonale. « Nous continuons à chercher un accord qui nous permettrait d’améliorer notre position dans la chronologie des médias. Les discussions se poursuivent, et nous avons bon espoir qu’elles aboutissent à une solution dans les mois à venir », a indiqué pour sa part un porte-parole du géant américain à l’AFP. « Nous sommes déterminés à parvenir à un accord dans ce délai afin de renforcer notre engagement en faveur de la création de contenus français à long terme », a-t-il souligné.

Le Conseil d’Etat retoque Prime Video

Il y a un an, Prime Video, comme Netflix avant elle, a saisi la justice pour contester la chronologie des médias, qui régit le calendrier de diffusion des films sortis au cinéma. Les deux plateformes réclament un délai raccourci. Dans une décision rendue lundi, le Conseil d’État a rejeté la demande de Prime Video, qui souhaitait le renvoi d’une question prioritaire de constitutionnalité sur le sujet au Conseil constitutionnel.   Son propriétaire Amazon estimait que la loi ne respectait pas suffisamment la liberté d’entreprendre, la liberté d’expression et encore le droit de propriété, ce que le Conseil d’État a récusé. Prime Video, ainsi que Netflix, Disney+, Apple TV et Crunchyroll (animation japonaise), ont contribué pour 397 millions d’euros à la production audiovisuelle et cinématographique française en 2024, selon le dernier bilan de l’Arcom.

Début juillet, Netflix, Disney+ et Prime Video ont ouvert un nouveau front contre la réglementation française : ils contestent en justice une règle leur imposant depuis janvier de consacrer à l’animation, au documentaire et au spectacle vivant une partie de leur contribution à l’audiovisuel.


Source:

www.cbnews.fr

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