Les habitants de Mérignac, Eysines et Le Haillan, proches de Bordeaux, ont été autorisés mardi à rentrer chez eux. Mais les habitants ne se sont pas précipités pour revenir. Certains restent sur le qui-vive alors que les reprises de feu se multiplient.
Publié le 29/07/2026 10:57
Mis à jour le 29/07/2026 10:58
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L’incendie qui ravage la Gironde est « stabilisé », mais l’arrivée prévue mercredi 29 juillet d’une nouvelle canicule sera cruciale. Il y a déjà eu de très nombreuses reprises de feu mardi, qui ont forcé l’évacuation préventive de milliers de touristes. Dans le même temps, la préfecture a décidé que les habitants de trois villes évacuées dans la banlieue de Bordeaux vont pouvoir rentrer chez eux. Cela représente 57 000 personnes à Mérignac, à Eysines et au Haillan. Et pourtant, personne ne s’est précipité pour revenir.
Les 40°C annoncés mercredi sur le bassin et les reprises de feu font hésiter beaucoup d’habitants, comme dans les rues du Haillan. Les maisons sont toujours fermées, les cafés ont le rideau baissé.
On ne croise que Thomas, en train de faire son jogging. Il est rentré dès l’annonce de la préfète. « On est venus voir si ça sentait, si on voyait les fumées, raconte-t-il. Nous, on n’a pas vu de fumée, donc on s’est dit que c’était possible… On a laissé les sacs faits, on n’a rien déballé parce qu’on sait que s’il y a une nouvelle évacuation, on est prêts à partir. »
Plus loin, Isabelle promène son chien. Elle n’est jamais partie. Toute la journée, elle a vu les fumées des reprises de feu depuis sa fenêtre. « Je suis restée là, je ne voulais pas partir dans le bazar, la panique, et pour rien, explique-t-elle. Et puis là, on revient alors que les conditions sont toujours les mêmes. »
« Au moment où il y a eu l’annonce, le nuage est revenu alors que ça faisait deux jours qu’il n’y avait plus de fumée. Pendant deux jours, on n’a rien senti. Je pense qu’il y a un peu d’improvisation. »
Isabelle, habitante du Haillanà franceinfo
Devant l’hôtel de ville, le maire attend le bus qui rapatrie une vingtaine d’évacués du Parc des expositions. Eric Poulliat ne veut pas polémiquer en temps de crise, mais il cherche la logique. « C’est un sentiment mitigé, confie-t-il. On sait que nous avons toujours cet incendie à nos portes, de la fumée, on la sent, on la voit. Il y a encore des pompiers qui passent. Comme le stress et l’angoisse du feu ne sont pas levés, on peut comprendre que pour certains cette décision soit discutée, voire critiquée. »
Pour lui, la présence de l’usine d’ArianeGroup, une usine stratégique de la défense, n’est pas pour rien dans la décision des autorités. Elle va pouvoir reprendre son activité dès mercredi matin.
Source:
www.franceinfo.fr






