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Madagascar: le savika, une tradition ancestrale entre tauromachie et rodéo à dos de zébu

À Antananarivo a eu lieu le 3 mai 2026 le savika, une forme de tauromachie ancestrale, transmise de génération en génération. Le principe rappelle la corrida : une arène, une foule, et un zébu lâché au milieu. Mais ici, l’animal n’est pas tué. Le défi pour les athlètes est de s’accrocher le plus longtemps possible à sa bosse, sans tomber. Une discipline réservée aux hommes, qui rassemble chaque année des milliers de spectateurs.

Publié le : 04/05/2026 – 13:16


2 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Antananarivo, Aurélie Kouman

Quinze mille spectateurs sont massés autour de l’arène. À chaque entrée de zébu, la foule s’enflamme. Et face à lui, des athlètes, par équipes de six, qui tentent de l’approcher. Ces zébus sont choyés toute l’année, nourris d’herbes et de manioc. Certains valent jusqu’à 1 200 euros.

C’est une discipline ancrée dans la culture betsileo, que les organisateurs veulent aujourd’hui faire rayonner partout sur l’île. Safidy, l’un d’eux, lance : « Actuellement on est en train d’essayer de raviver un peu la flamme de cette belle tradition. Nos aïeux, nos grands-parents, nous l’ont transmise. Donc, pour nous, c’est une sorte d’obligation aussi de la transmettre. Et comme on sait que Madagascar est un grand pays, on essaye de transmettre ça aussi aux autres régions, pas seulement chez nous, les Betsileos. »

Cette discipline n’est pas sans risques : coups de cornes, piétinements, chutes. Les blessures sont fréquentes, parfois mortelles. Les participants ne gagnent que 30 000 à 50 000 ariary par événement, soit une dizaine d’euros.

« Un moment de fête »

Et pourtant, pour Tahiry, athlète de 25 ans, cet événement est avant tout une fête. « Je pratique le savika depuis mes 15 ans. Avant de monter, je suis concentré. Mais c’est aussi un moment de fête pour nous, un moment qu’on partage tous ensemble », explique-t-il.

Une tradition que les organisateurs espèrent voir inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco dans les prochaines années.

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Source:

www.rfi.fr

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