Sur l’île Maurice, une femme a mis au point une application afin de permettre aux personnes victimes d’Alzheimer de compenser leur vie handicapée par la perte de mémoire avec un assistant sur smartphone.
C’est parce qu’elle a pu bénéficier, avec 29 autres femmes africaines, du programme African Women in Tech and AI, sorte de pépinière à talents pour les nouvelles technologies, que Maleika Meh Nigar a développé son projet d’application pour aider les malades d’Alzheimer.
« Je suis en train de développer une application qui s’appelle AlzamAId. Nous avons une population qui est très âgée, et donc, on a beaucoup de problèmes associés à cela. Alzheimer est une maladie liée à la mémoire. Dans ce projet, je travaille sur une application qui va aider ces personnes-là à mieux vivre et à être indépendantes », explique-t-elle.
Maleika Meh Nigar poursuit : « Ce n’est pas que pour les patients. L’appli a également un composant qui va aider les »care givers » ( »accompagnants »). On aura des notes pour effectuer les routines, pour prendre les médicaments, pour faire un tracking. Parce qu’avec cette application-là, il y a un bracelet qu’on met au patient. Et donc, on peut le suivre et le retrouver s’il oublie son chemin, comment rentrer chez lui… Comme il y a un agent intelligent, il peut enregistrer les mouvements des patients, et ainsi, on peut prendre ces infos pour concevoir des modèles et devenir plus performants avec le temps. »
AlzamAId, l’application de Maleika permet, par le biais d’un smartphone et d’un bracelet intelligent, de mesurer et de s’adapter avec l’IA aux besoins des malades.
« Pour les smartphones, explique la chercheuse, il y aura des applications pour les patients et pour les « care givers ». Pour les membres de la famille, c’est très difficile. Certains sont proches du burn-out. Ils sont fatigués et parfois, ils ne savent pas quoi faire : notre application prévoit aussi un accès à une communauté avec laquelle on peut discuter de cela, se donner des conseils. »
Cette solution d’une application intelligente serait d’un grand bénéfice pour la médecine, estime, à Port-Louis, le docteur Geeta Dorkhy, qui collabore avec Maleika à ce projet :
« En collaborant, on pourrait améliorer la recherche, mais également progresser avec les données qui nous manquent, spécifiquement sur le déclin cognitif. Actuellement, le professeur Maleika travaille avec l’équipe multidisciplinaire pour avancer sur la recherche. Cela devrait aider à promouvoir des solutions de santé publique et à avoir plus d’aides locales et internationales. »
AlzamAId, le projet de Maleïka, pourrait aboutir d’ici l’année prochaine grâce au financement du programme African Women in Tech and AI, un incubateur basé au Maroc, à Rabat, qui accompagne les projets de 30 femmes africaines pour leur start-up dans la tech ou bien l’intelligence artificielle.
Source:
www.rfi.fr





