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Sommeil : ce chiffre sur les Français inquiète plus que la durée passée au lit

Presque un tiers de notre temps de vie, nous le passons à dormir. Et c’est heureux parce que dormir aide à nous maintenir en bonne santé. Aussi bien physique que mentale. Un temps de sommeil trop court, c’est par exemple 55 % de risques d’obésité en plus chez l’adulte, et l’insomnie multiplie par 2 le risque de développer une dépression. Au quotidien, manquer de sommeil altère nos capacités de concentration et d’apprentissage. De raisonnement aussi. Ça nous rend plus impulsifs et complique nos relations sociales.


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Quatorze minutes de moins par nuit qu’en 2024. C’est ce que les Français ont dormi en moyenne en 2025 selon une enquête Opinion Way pour l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) qui vient d’être publiée. Soit 6 heures 50. C’est loin des 7 heures 19 par nuit idéales pour limiter le risque de surpoids et de diabète selon une étude très récente parue dans la revue BMJ Open Diabetes Research & Care.

Une bonne qualité de sommeil

Les données publiées par Withings s’en rapprochent beaucoup plus. Selon l’entreprise française qui conçoit, développe et commercialise des dispositifs de santé connectés, la durée moyenne du sommeil en France en 2025 était de 7 heures 20. C’est tout de même 10 minutes de moins qu’en 2024. Mais le plus intéressant est encore ailleurs. Withings attribue aux Français un Sleep Score moyen de 74/100 qui nous permet de monter sur la deuxième marche du podium de la qualité de sommeil, juste derrière la Finlande (75/100) et largement devant les États-Unis (68/100).

Le Sleep Score est en effet calculé après analyse combinée de la fréquence cardiaque nocturne, des interruptions du sommeil, des troubles respiratoires, du temps d’endormissement et de réveil et de la durée du sommeil et de ses phases profondes, légères et paradoxales. Le tout grâce aux dispositifs connectés Sleep Analyzer – un capteur de sommeil de grade médical qui se glisse sous le matelas – et ScanWatch — une montre connectée elle aussi de grade médical.

Un mauvais sommeil à 40 ans est associé à un vieillissement cérébral accéléré d'environ trois ans. © Antonio Guillem, iStock

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Mais le chiffre qui pose vraiment question aujourd’hui, c’est surtout celui du pourcentage des utilisateurs de ces objets connectés Withings qui présentent des signes d’une apnée du sommeil modérée à sévère, en d’autres mots, qui arrêtent de respirer plus de 15 fois par heure de sommeil : environ 18 % ! Si ça vous semble énorme, sachez qu’en Espagne ou en Italie, le chiffre oscille autour des 25 %. Aux États-Unis, il atteint même les 35 %.

Mais des apnées qui peuvent tout gâcher

« L’apnée du sommeil est une pathologie aussi néfaste que méconnue qui se caractérise par des interruptions répétées de la respiration durant la nuit, entraînant fragmentation du sommeil, microréveils et stress cardiovasculaire. Non traitée, elle constitue un facteur de risque de maladies cardiométaboliques. L’apnée du sommeil commence souvent au début de l’âge adulte, mais devient plus fréquente après 40 à 50 ans. Elle touche l’homme à tout âge et la femme plus souvent après la ménopause », précise le professeur Pierre Escourrou, cardiologue et spécialiste du sommeil. Dans l’échantillon des utilisateurs du dispositif Withings – près de 300 000 Français -, avec un âge moyen de 59 ans et dans une proportion deux fois plus importante chez les hommes que chez les femmes.

Le secret pour se lever en pleine forme tient peut-être dans la méthode des blocs de 90 minutes, basée sur le rythme naturel des cycles du sommeil. © Skynesher, iStock

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Une qualité de sommeil globalement bonne, donc, mais qui reste tout de même impactée par l’apnée du sommeil. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer le dépistage précoce et l’accès au diagnostic par l’intermédiaire, entre autres, d’objets connectés de plus en plus performants capables d’alerter pour déclencher la consultation d’un spécialiste. Côté prévention, chacun pourra agir à sa guise : perdre du poids, pratiquer une activité physique régulière et adopter une alimentation équilibrée aident à limiter, voire éviter les épisodes d’apnée du sommeil.


Source:

www.futura-sciences.com

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