Publié le 25/04/2026 20:21
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Cagoule et vêtu en militaire, un homme a ouvert le feu en direction des gendarmes qui se positionnaient autour d’un commerce et a été abattu à Clermont-l’Hérault, dans la matinée du samedi 25 avril. Qui était-il, et quelles étaient ses motivations ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Autour de la boulangerie de Clermont-l’Hérault (Hérault), samedi 25 avril, les techniciens criminels s’affairent à la recherche de traces et d’indices. Derrière une toile blanche, le corps de l’homme suspecté de braquage est évacué. Il vient d’être abattu par les gendarmes. Dans la matinée, il est 8h30 lorsque l’individu armé fait irruption dans le commerce. Les gérants sont alertés par leurs salariés qui leur décrivent le signalement. « Cagoulé, habillé en militaire, avec un pistolet, qui a menacé nos employés en leur demandant la caisse. Ce qu’ils ont de suite fait, c’est le protocole qu’on leur demande de faire. Et le monsieur leur a demandé de téléphoner à la gendarmerie pour leur dire qu’ils étaient en train d’être braqués », décrit Lydie Rouquet, la gérante de la boulangerie.
L’homme fait ensuite sortir les employés du magasin et se retranche dans la boulangerie jusqu’à l’arrivée des gendarmes. « Quand la gendarmerie est arrivée quelques minutes plus tard, il est sorti du magasin et, d’après les premiers éléments des investigations, aurait tiré plusieurs coups de feu en direction des militaires, qui ont répliqué », explique Thierry Lescouarc’h, procureur de la République de Montpellier.
L’homme est touché. Malgré les premiers secours prodigués sur place par les militaires, il succombe à ses blessures. Pourquoi a-t-il exigé la présence des gendarmes ? Quelles étaient ses motivations ? Originaire de l’Hérault, il serait âgé de 27 ans, inconnu des services de police et n’aurait aucun antécédent psychiatrique connu. Les quatre salariés confrontés à sa tentative de braquage sont indemnes, mais très éprouvés, selon leur employeur. « Les employés sont choqués, je crains qu’il y ait un vrai travail de reconstruction à faire, et on le fera. On les fera accompagner de la meilleure des façons qu’il soit », dit Guilhem Rouquet, le gérant.
Tous ont été interrogés par les enquêteurs dans l’après-midi. Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une pour vol à main armée, l’autre concernant l’usage de leurs armes par les gendarmes.
Source:
www.franceinfo.fr





