Invité sur TF1, le député européen et probable candidat à l’élection présidentielle a plaidé pour une taxation des « super-profits » qu’il estime avoir été réalisés par les entreprises pétrolières en raison de la guerre au Moyen-Orient.
L’eurodéputé Place Publique Raphaël Glucksmann a plaidé ce jeudi pour que les « superprofits » réalisés par les entreprises pétrolières grâce à la guerre au Moyen-Orient soient taxés afin de financer des mesures d’accompagnement à l’augmentation des prix du carburant.
« C’est des profits qui sont liés à la guerre », a expliqué sur TF1 le très probable candidat à la présidentielle en 2027.
« Dans toute situation de guerre, une démocratie qui se respecte taxe ceux qui profitent le plus de la guerre pour pouvoir ensuite financer le leasing social sur les voitures électriques, pour pouvoir financer les aides ciblées pour les auxiliaires de vie, par exemple », a-t-il développé. Il ne s’agit pas, a-t-il rappelé, de « taxer des profits qui seraient liés à une augmentation de leur efficacité, de leurs investissements », évoquant des « bénéfices à hauteur de milliards d’euros ».
Modèle espagnol ou polonais
Pour cela, il a défendu le modèle suivi par l’Espagne ou la Pologne en 2022, lors du déclenchement de la guerre en Ukraine qui avait entraîné une augmentation des prix de l’énergie. En comparaison de la taxe alors mise en place en France sur les superprofits, « l’assiette était plus large ». « Ça a rapporté 69 millions d’euros en France, ça a rapporté 28 milliards d’euros en Europe », a-t-il assuré.
« Quand j’entends certains qui disent que l’État fait de l’argent sur la crise, c’est complètement faux », a-t-il affirmé en référence aux critiques formulées par le Rassemblement national notamment.
« L’État français dépense de l’argent pendant les crises », a-t-il ajouté. Raphaël Glucksmann s’est par ailleurs dit favorable à des « aides ciblées » de l’État pour ceux qui souffrent le plus de l’augmentation des prix à la pompe. « Le gouvernement est en retard mais la stratégie, c’est la bonne », a-t-il estimé à propos de l’aide annoncée mardi par le Premier ministre à trois millions de « travailleurs modestes grands rouleurs ».
Il en a profité pour critiquer vivement la demande du Rassemblement national d’une baisse générale de la TVA sur les carburants. « C’est la faillite pour le pays », a-t-il déclaré, « ces mouvements populistes, s’ils arrivent au pouvoir, qu’est ce qui se passe? La France s’effondre ».
Source:
www.bfmtv.com





