Salah Abdeslam, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour sa participation aux attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé la mort de 132 personnes, a rendez-vous vendredi 17 avril avec la direction de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais), où il est incarcéré au quartier d’isolement depuis juin 2024, pour l’informer qu’elle va conserver un parloir avec un dispositif de séparation, doté d’un Hygiaphone, qui interdit tout contact physique.
Dans sa convocation, qu’il a reçue lundi, il est rappelé que la direction de l’établissement peut mettre en place un tel dispositif dans le parloir à deux conditions : « S’il existe des raisons sérieuses de redouter un incident » ou « en cas d’incident survenu au cours d’une visite antérieure ». Or, toujours selon le même courrier, il est mentionné que l’interpellation de deux de ses visiteurs (en l’occurrence, sa mère et sa sœur), qui a eu lieu sur le parking de la prison deux jours auparavant, « laisse supposer un risque pour la sécurité de l’établissement et de ses personnels ».
En apparence, rien que de très normal, donc. Sauf pour les avocats du seul rescapé des terroristes à l’origine des attentats du 13-Novembre, pour qui il s’agit plutôt d’un stratagème désespéré pour permettre à l’Etat de sauver les apparences et de se mettre en conformité avec la loi.
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Source:
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