Chaque année, la Fédération française des diabétiques reçoit 1 500 signalements de personnes souffrant de diabète de type 1 écartées de certaines professions, selon un rapport consulté vendredi par franceinfo. La loi prévoit pourtant un examen au cas par cas.
Publié le 17/04/2026 08:50
Mis à jour le 17/04/2026 08:51
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Un jeune homme, fonctionnaire de police signale qu’il a dû rendre son arme de service à cause de son diabète, un autre regrette de ne pas pouvoir devenir carrossier dans la gendarmerie alors qu’il gère très bien sa maladie grâce à une pompe à insuline. Certains métiers sont encore interdits aux diabétiques, malgré la loi de 2021 qui impose d’examiner chaque cas individuel, selon un rapport de la Fédération française des diabétiques consulté par franceinfo vendredi 17 avril. La police, l’armée, l’aviation, la SNCF bloquent l’accès aux personnes qui souffrent d’un diabète de type 1, selon cette source.
Chaque année, la Fédération française des diabétiques reçoit 1 500 signalements : difficulté à obtenir un emprunt, un permis de conduire, ou à accéder à certains métiers interdits « par principe » aux malades.
Depuis quatre ans, maintenant, la loi impose l’examen de chaque dossier, mais les employeurs « redoutent une indisponibilité brutale du salarié en raison d’un problème d’hypoglycémie », explique Jean-François Thébaut, le président de la fédération. Le diabète de type 1, qui nécessite de prendre de l’insuline, fait peur aux employeurs. L’armée, notamment, « prend toujours l’exemple d’un nageur de combat avec une pompe à insuline, mais il ne s’agit pas de revendiquer n’importe quoi non plus ».
La fédération française des diabétiques réclame « le simple respect de la loi » pour que les 300 000 Français atteints du diabète de type 1 puissent accéder à « des emplois adaptés à leur maladie » dans la police, l’armée ou l’aviation.
Source:
www.franceinfo.fr





