Le pape entre dans la cathédrale Saint-Joseph de Bamenda, capitale de la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun, jeudi 16 avril, et la salle se soulève dans un brouhaha de chants et d’acclamations. Les gardes suisses et les membres de la gendarmerie vaticane qui accompagnent Léon XIV dans tous ses voyages luttent pour empêcher des femmes particulièrement ferventes de s’approcher trop près du souverain pontife. Sur les tissus de leurs jupes, elles ont fait imprimer des images du Christ ou des photos du pape.
Léon XIV semble savourer cet instant particulier du voyage durant lequel il visite quatre pays africains en dix jours, du 13 au 24 avril. Après une étape algérienne, l’arrivée à Bamenda jeudi, deuxième jour de sa visite au Cameroun, est l’occasion d’un immense bain de foule. Ils étaient des milliers massés le long de la route entre l’aéroport et la ville de 500 000 habitants.
Jeudi matin, Léon a choisi de présider une prière de paix dans l’une des capitales de la zone anglophone du pays, dont les deux régions qui la composent, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, sont en proie depuis fin 2016 à des combats entre les séparatistes de la minorité anglophone (environ 20 % de la population) et les forces armées gouvernementales. La sévère répression a fait basculer le Nord-Ouest et le Sud-Ouest dans un conflit qui a fait plus de 6 000 morts. Tueries et kidnappings contre rançons se poursuivent, dans l’indifférence quasi générale de la communauté internationale.
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Source:
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